Page 30 - Mag Clés de Vie-#2-octobre-Hors Série
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Pour être initiatrice, la femme doit trouver sa vraie puissance, sa puissance et sa juste place. Si au lieu d’être dans sa puissance, elle se trouve, à cause de ses blessures, dans son pouvoir, dans ce cas-là, elle ne sera pas initiatrice. Dans ce cas-là elle sera sûrement castratrice. Involontairement certes, inconsciemment absolument.
La femme a toutes les raisons d’être dans son pouvoir, si toutefois elle y est. Car, nous les hommes, nous ne prenons pas notre place du tout. Pas facile non plus pour un homme de prendre sa place d’homme face aux femmes, mais cela est un autre sujet. Et la femme a beaucoup des raisons d’être en colère après l’homme... viol, violences, soumission, objetisation, etc...
Et par-dessus tout, le fait que l’homme ne sache pas l’aimer comme elle en aurait besoin ! Pleins de raisons et d’autres encore qui font qu’à mon avis, la femme en général se trouve de manière justifiée dans une revendication, une colère, une demande de justice dans laquelle elle n’a pas du tout envie de laisser sa place ou d’essayer d’offrir quoique ce soit.
Pour être Femme initiatrice, il est nécessaire qu’elle comprenne d’abord quelle est sa véritable puissance et quelle est sa place, avec et à côté de l’homme.
Aujourd’hui, la femme se trouve sans se rendre compte sur le même territoire que l’homme. Nous avons chacun notre territoire, la femme en cherchant sa puissance, en l’absence d’enseignement ancestral, s’est trouvée par mimétisme dans le même territoire de pouvoir que l’homme. Et ces deux énergies sur le même territoire, cela crée un conflit qui de mon point de vue, la femme gagne immanquablement puisque tous les hommes ont appris à obéir à leur mère, à la femme. Nous avons l’habitude, nous les hommes, d’obéir et nous avons perdu le véritable contact avec notre besoin personnel.
Il est primordial que la femme comprenne que la vraie puissance n’est pas une puissance de vecteur, d’action, comme celle de l'homme. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas le droit d’agir, d’être dans son Yang, mais sa facilité c’est d’être l’Accueil, le Yin, comme une Coupe qui reçoit, un foyer chaleureux, la douceur, le côté lunaire... tandis que l’homme est un vecteur, le Yang, l’action, la force, le côté solaire.
Il n’y pas d’adéquation plus belle ou meilleure entre les deux.
Mais nous les hommes, nous avons longtemps soumis la femme, alors il est logique qu’elle n’ait pas envie de retourner dans la soumission. Et en fonction de l’état de conscience de la personne, l’accueil pourrait ressembler beaucoup à la soumission.
Pourtant, en ce qui me concerne, l’unification commence par la capacité de la femme d’accueillir. Par cette puissance que, nous les hommes, n’avons pas.
S’il n’y a pas de blessures, pas de douleurs, c’est sans doute ce que la femme aimerait le plus : accueillir son amoureux, ses enfants, des amis... accueillir la vie... accueillir chez elle dans son foyer.
Et elle a, de par ce don, quelque chose qui fait que nous les hommes on peut se nourrir, sans nécessairement chercher la « maman ». Cela se passe au-delà de l’énergie de la mère.
Entre son regard, ses bras, son cœur, son sexe, son ventre, il y a pour nous les hommes, quelque chose qui nourrit, qui nous guérit, qui nous apaise, qui nous rassure, qui nous calme chez la femme sans pour autant être nécessairement le petit garçon.
Pour ça, il est nécessaire que la femme accepte à nouveau d’être le réceptacle. Et qu’elle arrive à sortir de sa colère, de sa revendication, qu’elle ose redonner à l’homme sa place et qu’elle recule doucement vers la sienne.

