Page 5 - Lifestyle by Rosier 2022
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Calm, peace, silence.
The Luberon is the song of silence. The silence that soothes, that calms, that allows you to sleep for real. A silence of freedom, a silence of cinema. The peaceful calm of the mountains, the olive
trees, the lavender. The silence of the rock, of the limestone, of the noble materials. The silence that let the sighs and smiles burst.
It was with a heavy heart and arms full of luggage that my husband and I had arrived in the region. We had spouted miles of reproaches on the rails that led us to Avignon. And it was on the station platform that I heard this silence for the  rst time.
We had exhausted our catalogue of pettiness, or else we were suf ciently amazed by this song of peace that it no longer occurred to us to pollute it with our bickering. I think we had lost our breath and Gordes gave it back to us.
We visited the region by bike. The extent of its plains, its vineyards, its astronomical rocks with their  ery colours. The village of Roussillon, its ochre colours, earthy and so joyful. The «Escalier» perched restaurant. This bell tower. I thought I was in an italian village, in a spanich alley in Valence. So this is Provence.
The smile of the Luberon is that of the Rosier family. That of Jean- Christophe who introduced me to the region, and of his parents Annie and Christian, outstanding cooks and seasoned readers. Annie and Christian shared their cooking secrets with me and it is thanks to their olive oil and the thyme from their garden that my husband and I were reconciled. Christian taught me that the recipe for over 50 years of marriage is to feel free. How can you not feel like you’re growing wings in a region like this? Our marriage now has the taste of  g jam, honey and wine from the region. The Luberon is so beautiful. n
Editorial
MARGOT PELLETIER MAGIMEL
SCÉNARISTE / SCRIPWRITER
ÉPOUSE DE L’ACTEUR BENOIT MAGIMEL
Le calme, la paix, le silence.
Le Lubéron, c’est le chant du silence. Le silence qui apaise, qui calme, qui permet de dormir pour de vrai. Un silence de liberté, un silence de cinéma. Le calme paisible des montagnes, des oliviers,
des lavandins. Le silence de la roche, de la craie, des matériaux nobles. Le silence qui laisse éclater les soupirs et les sourires.
C’est le cœur lourd et les bras chargés de bagages que mon mari et moi avions atteint la région. Nous avions débité des kilomètres de reproches sur les rails qui nous ont conduits à Avignon. Et c’est sur le quai de la gare que j’ai entendu ce silence pour la première fois.
Nous avions épuisé notre catalogue de mesquineries, ou alors, nous étions suf samment émerveillés par ce chant de paix pour qu’il ne nous vienne plus à l’esprit de le polluer de nos chamailleries. Je crois que nous avions perdu notre souf e et que Gordes nous l’a rendu.
C’est à vélo que nous avons visité la région. L’étendue de ses plaines, de ses vignes, de ses roches astronomiques aux couleurs de feu. Le village de Roussillon, ses couleurs ocres, terreuses, et si joyeuses. « L’Escalier » ce restaurant perché. Ce clocher. J’ai cru être dans un village d’Italie, dans une ruelle de Valence, C’est donc ça la Provence.
Le sourire du Lubéron, c’est celui de la famille Rosier. Celui de Jean-Christophe qui m’a fait découvrir la région, et de ses parents Annie et Christian, cuisiniers hors pair et lecteurs aguerris. Annie et Christian m’ont partagé leurs secrets de cuisine et c’est grâce à leur huile d’olive et au thym de leur jardin que mon mari et moi nous sommes réconciliés. Christian m’a appris que la recette de plus de 50 ans de mariage c’est de se sentir libre. Comment ne pas se sentir pousser des ailes dans une région pareille ? Notre mariage a désormais le goût de con tures de  gues, de miel et de vin de la région. C’est beau le Lubéron. n
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