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RAPPORT D'ACTIVITÉ LES ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION EN 2018
2018 France terre d’asile dans les medias en 2018
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 ● Près de 700 articles, interviews diffusées sur les radios locales et nationales, et reportages vidéos ont ainsi été réalisés ;
● 13 communiqués de presse ont été rédigés par France terre d’asile et relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux ;
● Près de 35 000 personnes nous ont suivis sur Facebook (27 700) et Twitter (6 900) ;
● 465 000 visiteurs uniques ont consulté notre site internet
Télévision
BFM TV, le 23/04/2018
La loi asile-immigration est "déséquilibrée" pour le directeur de France terre d'asile
« Je crois que ce texte ne mérite ni l’excès de louanges, ni l’excès de critiques dont il a fait preuve. C'est un texte déséquilibré qui ne répond pas au défi de l’heure sur les questions migratoires. Il ne répond pas au défi du premier accueil. Il aurait fallu réorganiser tout le premier accueil dans notre pays. Les primo-arrivants doivent être accueillis en dignité, ils doivent décliner leur identité et être orientés vers le dispositif ad hoc. Aujourd’hui il n’en est rien. Des milliers de personnes séjournent sur les trottoirs de grandes villes, il suffit de regarder la situation absolument inqua- lifiable qui est celle de plus de 2000 migrants à Paris. »
« Cette loi ne va rien changer pour cela. En Allemagne, ils ont accueillis au plus fort de la crise migratoire 1 000 200 personnes quand nous en accueillons près de 100 000, et personne n’est laissé à la rue en Allemagne (...) Au niveau européen rien ne converge, c’est la règle de la défiance généralisée. »
Presse écrite
Le Monde, le 06 avril 2018
Tribune de Thierry Le Roy, « L’avenir du droit d’asile se joue davantage, désormais, au niveau de l’Union européenne » Sur deux points essentiels, au moins, les règlements euro- péens en préparation conditionnent radicalement ce que pourra faire la loi française. Tout d’abord le sort des "dublinés", ces demandeurs d’asile repérés ou enregistrés dans un autre État membre.
Ils prennent dans notre système d’accueil et d’héberge- ment une place telle que le gouvernement fait de leur transfert effectif vers l’État membre de "première entrée" en Europe un des principaux objectifs de son projet de loi et de sa politique. Alors que la faillite avérée du système du règlement actuel, dit Dublin III, voue cette politique à un échec annoncé.
C’est dans le projet de nouveau règlement, dit Dublin IV, dont le Conseil de l’UE poursuit la discussion en ce mois d’avril après délibération du Parlement européen, que se situe l’enjeu de la prise en charge de l’asile entre les États membres de l’Union.
Télévision
France Info/Brut, le 31/05/2018
VIDEO. Évacuation du camp de migrants du Millénaire :
« Nous ne sommes pas à la hauteur », dit le directeur de France terre d’asile
Le directeur général de France terre d’asile Pierre Henry est revenu sur le démantèlement, à Paris, du campement du Millénaire et des suites possibles. Il a également pointé l’insuffisance de l’action de l’État face à cette situation de crise migratoire. « L’Allemagne, au plus fort de la crise migratoire, a accueilli 1,3 million de personnes », a-t-il expliqué. « La France a accueilli 10 fois moins de personnes
 Thèmes d'intervention dans les médias en 2018
18 %
Intégration
42 %
Immigration
Presse écrite
Libération, le 20/02/2018
24 %
Asile
11 %
Campements
5%
Mineurs isolés
       Interview de Pierre Henry : « Le pays est si tendu qu’il est difficile d’avoir une approche apaisée »
« Une réforme est en cours dans l’Union européenne pour aboutir à "Dublin IV". Mais la recherche d’une solution euro- péenne suppose un rapport de confiance entre États, et cette confiance s’est extraordinairement dégradée. Oui, il faut le réviser avec des clauses de niveau de personnes accueillies, une répartition selon la population des pays, leur PIB, la prise en compte du rapport entretenu par les demandeurs avec le pays (langue, attaches familiales...). On fait porter les dysfonctionnements d’un système très asymétrique aux demandeurs d’asile. C’est inadmissible. » [...]
« La question de la migration régulière n’est pas mise en cause, à l’inverse des programmes que défendaient Marine Le Pen et François Fillon. On a raison de distinguer asile et immigration. Pour autant, on ne résoudra par la question de l’immigration irrégulière par une posture strictement jugulaire. »
« Il y a des personnes qui sont sur le territoire depuis des années, dans des hébergements très précaires, avec des enfants scolarisés, dont on sait qu’elles ne repartiront pas. Il faut les régulariser, mais c’est le mot qui fâche aujourd’hui. Le pays est tellement tendu, qu’essayer d’avoir une approche apaisée est difficile. »




























































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