Page 41 - La Buse, l'or maudit des pirates
P. 41
EN VUE DE L'AFRIQUE DE L'OUEST
Au début de l’année 1719, plusieurs navires pirates partis des Caraïbes se sont mis en route pour rejoindre Madagascar et l’île Sainte-Marie. Sillonnant pour l’heure une zone située entre le Cap-Vert et le Golfe de Guinée, ces vaisseaux forbans se font bientôt remarquer par une série d’attaques et de pillages qui bouleverse progressivement le tra c mari- time de la région.
L’un de ces navires pirates, on le sait, est le « Rising Sun » du capitaine William Moody. Sur ce bâtiment, pas moins de trois ex-capitaines de renom font partie de l’équipage comme simples o ciers : Paulsgrave Williams, Jeremiah Cocklin et La Buse.
Ces chefs pirates ont dû être contraints, par la force des circonstances, à cet embarquement précipité. Mais, inévita- blement, la présence d’autant d’ex-capitaines se révèle source de tensions. Une violente querelle éclate bientôt entre William Moody et Jeremiah Cocklin.
La Buse, soucieux de mettre un terme à sa disgrâce, va ainsi pou- voir tirer son épingle du jeu. Il mène une fronde contre le capitaine Moody, jusqu’à réussir à le destituer de son commande-
ment et à s’emparer de son navire, tout comme il l’avait fait
trois années auparavant lors du renversement du capitaine
Benjamin Hornigold.
[À DROITE]
LE CAPITAINE N'ÉTANT QU'UN CHEF ÉLU PAR L'ÉQUIPAGE, SA
DESTITUTION, VOIRE SON BANNISSEMENT OU "MARRONAGE", ÉTAIENT DES SANCTIONS FRÉQUENTES EN CAS DE FAUTE GRAVE. ("MAROONED PIRATE", HOWARD PYLE, 1909).
[CI-DESSOUS]
1719 : LE "RISING SUN" DU CAPITAINE WILLIAM MOODY EN ROUTE POUR LES CÔTES AFRICAINES..
© DELAWARE ART MUSEUM
133