Page 66 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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52 MAGIE PRATIQUE
m'endormir d'un sommeil qui pourrait n'avoir
pas de réveil. Je n'avais, à vrai dire, ni craintes,
ni espérances, parce que je savais que, quelle
que fût ma croyance, elle ne changerait rien à la
réalité» quelle qu'elle fût»
Production de fleurs et de fruits dans une
chambre dose. ^= La première fois que j'assistai
à ce phénomène, dit Wallace, c'était dans mon
propre domicile. Toutes les personnes présentes
étaientde mon intimité. Miss Nichol {lemédium)
vint de bonne heure pour prendre le thé : on
était au milieu de l'hiver, et elle était restée
pendant quatre heures avec nous dans une pièce
chauffée au gaz. Le fait essentiel est que, sur une
table vide qui se trouvait dans une petite cham-
bre fermée et obscure» la chambre attenante et le
passage étant complètement éclairés, une quan-
tité, de fleurs ttpparul qui ne s'y trouvait pas,
quand» quelquesmiliutes auparavant, nous avions
éteint le gaz. C'étaient destulipes, des anémones,
des chrysanthèmes, des primeroses de Chine.
Elles étaient absolument fraîches, comme si elles
venaient d'être cueillies dans une serre, Elles
étaient couvertes d'une fine rosée» froide. Pas un
pétale n'était froissé, ni brisé» pas un brin ne
manquait. J'ai fait sécher et j'ai conservé le tout,
en y attachant une attestation de toutes les per-
sonnes présentes, affirmant qu'aucune d'elles
n'avait apporté les fleurs dans cette pièce» Je crus
alors et je crois encore qu'il èlajt absolument
impossible à Miss Nichol de cacher ces fleurs