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             d’Images (FIFI) ne s’achève, des femmes africaines de huit pays différents,
             se sont réunies pour tracer une voie à suivre pour leur inclusion équitable
             dans l’industrie continentale. L’objectif de cette démarche est le Hub des
             femmes cinéastes africaines, une plateforme panafricaine conçue pour ac-
             croître la capacité de production des femmes africaines et leur présence
             dans le cinéma. Le projet est une idée de l’Institute of Creative Arts for Pro-
             gress in Africa. Un groupe diversifié de réalisatrices du Zimbabwe, du Ma-
             lawi, de Tanzanie, du Kenya, du Rwanda, de Côte d’Ivoire, du Sénégal et
             du Ghana étaient présentes à la réunion.
                Les participants étaient tous d‘accord sur un point: la nécessité pour les
             femmes africaines de revendiquer leur place dans l’industrie cinématogra-
             phique. Les femmes présentes dans la salle étaient toutes talentueuses, com-
             pétentes et accomplies dans leur métier, mais elles ont toutes été confrontées
             aux mêmes obstacles dans cette industrie dominée par les hommes. La réu-
             nion leur a offert un espace sûr où elles ont pu partager leurs expériences
             de travail dans l’industrie sur le continent avec des homologues masculins
             qui refusent de reconnaître leurs capacités.
                À l’étranger, les seuls rôles disponibles pour elles étaient ceux de réfu-
             giées et de prostituées. Celles qui ont travaillé comme réalisatrices et scé-
             naristes étaient toutes censées raconter des histoires  qui renforcent  les
             stéréotypes. En  tant que  femmes africaines, elles  ont été  constamment
             confrontées à la double peine d’être femme et noire. Les participantes ont
             partagé leurs expériences du racisme, du sexisme et de la honte du corps.
             Après s’être dressées contre cela, elles sont prêtes à être « radicales dans la
             revendication de cet espace ».
                Une participante a parlé des histoires positives des  femmes qui sont
             constamment enterrées. Le plus souvent, ces histoires sont remplacées par
             des récits négatifs qui continuent de saper la place des femmes dans l’his-
             toire et la société. Les réalisateurs présents au centre se sont tous engagés
             à remettre en question la mauvaise représentation de femmmes dans l’in-
             dustrie cinématographique afin de permettre aux femmes de raconter leurs
             propres histoires et expériences.
                La Commission africaine du cinéma audiovisuel (CETA) a également
             été mise en avant lors de la réunion. La commission, depuis sa création en
             avril 2016, est restée silencieuse sur les questions de genre et la représen-
             tation des femmes. L’absence de voix des femmes dans le cinéma a été
             notée comme une grande cause de préoccupation et les participants ont
             convenu de rédiger une déclaration à l’Union africaine. Dans cette décla-
             ration, ils demandent à l’UA d’aligner la commission sur l’Agenda 2063
             en assurant l’inclusion équitable des femmes. La déclaration a été lue lors
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