Page 14 - Hors-Série n° 23 - Extrait
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  Olivier | Olea europoea
Onagre | Oenothera biennis
  Très longtemps, la feuille d’olivier n’a été utilisée que pour ses propriétés fébrifuges. Depuis 1938, les vertus hypotensives de l’olivier sont scientifiquement prouvées. Et, désormais, les feuilles d’olivier restent l’un des seuls traitements naturels de l’hypertension.
Pendant les guerres d’Espagne, les officiers de Napoléon employaient les feuilles d’olivier pour traiter les fièvres avec cette recette simple : verser 1 litre d’eau bouillante sur 60 g de feuilles et laisser infuser 24 heures, boire dans la journée. En 1938, le docteur Mazet a découvert son action hypotensive, due à des flavonoïdes, de l’oléo- side, de l’acide glycolique ainsi qu’à un iridoïde, l’oleu- ropéoside, qui est aussi vasodilatateur des coronaires sans pour autant entraîner d’effet cardio-dépresseur : la feuille d’olivier dilate les artères et les assouplit. Riche en minéraux, elle contient des acides gras et organiques, ainsi qu’une huile essentielle. Elle est aussi hypoglycé- miante et diurétique, et conseillée contre les problèmes urinaires, le diabète et les œdèmes.
Vous pouvez cueillir les feuilles de préférence au prin- temps, le matin, par temps sec et après l’évaporation de la rosée. Séchez-les à l’ombre, dans un local aéré et non poussiéreux. Conservez-les dans des sachets en papier ou des boîtes en carton.
On trouve aussi des feuilles d’olivier séchées, des gélules et des extraits liquides en pharmacies, boutiques de pro- duits naturels, en vente par correspondance... La teinture- mère se trouve en pharmacies. Le petit problème, avec la décoction, est son goût très amer. Si vous ne le supportez pas, prenez la feuille d’olivier sous forme de gélules.
• Décoction (recette du docteur Mazet) : mettez 20 feuilles dans 40 cl d’eau. Faites bouillir jusqu’à réduc- tion des deux tiers. Filtrez. Sucrez au miel. Buvez chaud, matin et soir.
• Infusion : mettez 30 g de feuilles sèches dans 1 litre d’eau. Aux premiers bouillons, retirez du feu et laissez infuser 10 minutes avant de filtrer. Buvez 3 tasses par jour.
• Teinture-mère : 30 gouttes par jour, dans un demi- verre d’eau avant les 2 principaux repas.
En général, on conseille une cure de 1 mois.
L’onagre est une plante bisannuelle qui présente une ro- sette de feuilles la première année et, à partir de la deu- xième année, un épi de fleurs d’un beau jaune vif, qui ressemblent un peu aux anémones. Les pétales s’ouvrent dans la soirée et ne resplendissent que durant deux nuits, d’où leur nom, primevère du soir. La plante est aujourd’hui cultivée à grande échelle pour récolter des graines qui fournissent, par pression à froid, une huile très riche en 2 acides gras essentiels, l’acide gras gam- ma-linolénique et l’acide linoléique, très utiles pour lutter contre les troubles typiquement féminins : syn- drome prémenstruel et désagréments liés à la méno- pause. L’huile est aussi conseillée en cas de problèmes cardio-vasculaires, car l’acide gamma-linolénique joue un rôle important au niveau de l’agrégabilité plaquet- taire et de la thrombose vasculaire. Elle permet de faire baisser la tension artérielle et elle a des propriétés anti- coagulantes.
L’onagre se prend aussi sous forme de décoction (tige, racine, écorce) ou d’infusion (feuilles, fleurs). Riches en mucilage, phytostérols et tanins, les tisanes d’onagre calment les douleurs du système digestif. On l’emploie aussi pour la coqueluche, la toux, l’asthme et les cystites. En général, on utilise 20 g de plante séchée ou 40 g de plante fraîche pour 1⁄2 litre d’eau. Pour la décoction, lais- sez réduire d’environ 1⁄4 à feu doux après ébullition. L’huile d’onagre se prend habituellement sous forme de capsules à avaler.
• Pour les femmes avant la ménopause : commencez une cure de 2 semaines à partir du 14e jour du cycle. Les jeunes filles peuvent en prendre. La seule contre- indication est l’épilepsie.
• Pour les femmes au moment de la ménopause : pro- cédez par cures de 20 jours, renouvelables 1 à 2 fois.
En coupant les capsules avec des ciseaux, vous récupé- rerez une huile très fine. À appliquer directement sur la peau pour soulager les seins douloureux, l’eczéma, les prurits et les rhumatismes. On trouve, mais plus diffici- lement, de l’huile d’onagre en flacon.
48 │ Rebelle-Santé Hors-Série n° 23
 


















































































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