Page 40 - La Lumière du Monde
P. 40
s’est montré vivant à ses disciples pendant 40 jours. Il leur a fait toucher son corps ressuscité. Et
c’est dans ce corps qu’il est monté au ciel (Luc 24. 51).
(Jésus a dit :) Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ;
mais c’est pour cela, pour cette heure, que je suis venu. (Jean 12. 27)
Il commença à être saisi d’effroi et très angoissé. Il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à
la mort. (Marc 14. 33, 34)
L’humanité de Jésus (3) – Son âme
Les évangiles font souvent allusion à
l’âme de Jésus et aux sentiments variés qu’il a éprouvés : sympathie, joie, tristesse, trouble,
angoisse, indignation, colère à l’égard de ses opposants…
Parce qu’il était sans péché, sa sensibilité ne s’émoussait pas au contact du mal, elle était parfaite.
Le spectacle de la souffrance le remplissait de sympathie, les foules affamées éveillaient sa
compassion, il pleurait avec ceux qui pleuraient.
La dureté de cœur de certains provoquait chez lui de l’indignation ou une juste colère (Marc 10.
14 ; 3. 5).
Il était sensible à l’accueil qu’on lui faisait. L’incrédulité générale, le rejet par son peuple,
l’incompréhension de ses disciples l’ont attristé. L’ingratitude des foules, la trahison de Judas,
l’abandon de ses disciples, les cris de tous ceux qui réclamaient sa mort, la honte de la crucifixion,
et bien d’autres choses ont meurtri son âme. En contraste, le dévouement de quelques femmes, la
fidélité de certains disciples, l’hospitalité d’une famille aimante, l’ont réconforté.
À l’approche de sa mort, dans le jardin de Gethsémané, il exprime à son Père l’angoisse de son
âme à la perspective des heures terribles qui l’attendent (Jean 12. 27) : il va porter nos péchés et être
abandonné par Dieu (Luc 22. 44).
Lorsqu’il sortira du tombeau, l’angoisse fera place à la joie de l’œuvre accomplie, celle de la
victoire et de la résurrection (Actes 2. 27, 28).
Jésus fut troublé dans son esprit et rendit témoignage : En vérité, en vérité, je vous le dis : l’un de
vous me livrera. (Jean 13. 21)
Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Puis, ayant baissé la tête, il remit son
esprit. (Jean 19. 30)
L’humanité de Jésus (4) – Son esprit
L’esprit permet à l’homme d’être en relation avec Dieu. Jésus vivait dans une relation permanente et
heureuse avec son Dieu, son Père. Leurs pensées étaient en pleine harmonie. On le voit souvent en
prière. Il prie dans un esprit de louange, de confiance, d’obéissance et de soumission.
–
Jésus se réjouit en esprit et adresse une prière de louange à son Père, alors qu’il admire et reconnaît
la sagesse et la souveraineté de Dieu dans sa manière d’agir envers les hommes (Luc 10. 21).
–
Jésus frémit dans son esprit et se trouble, au tombeau de son ami Lazare, en constatant le terrible
pouvoir de la mort sur l’esprit de l’homme (Jean 11. 33).
– Juste avant d’aller à la croix, Jésus réunit ses disciples pour un repas d’adieu. C’est la dernière
Pâque qu’il célébrera avec eux. Chose terrible, le traître est à table, lui aussi. Oui, Judas a vécu trois
ans dans sa compagnie, et Jésus l’a traité comme son disciple et ami (Matthieu 26. 50 ; Psaume 55.
13). Mais, dans un instant, son disciple va le trahir pour trente pièces d’argent, et Jésus le sait.
Son esprit est troublé à cette pensée.
– Enfin, les heures de la crucifixion se terminent. Jésus a poussé un grand cri : “C’est accompli !”