Page 23 - Annuel 2018
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Territoires, santé, bien-être
23 édition 2018
L’ÉCHELLE DES TERRITOIRES INFRANATIONAUX EST LA PLUS PERTINENTE POUR DÉVELOPPER
UNE ÉCONOMIE CENTRÉE SUR LE BIEN-ÊTRE CAR C’EST AU NIVEAU LOCAL QUE S’ÉLABORENT
LES FORMES D’INNOVATION INSPIRÉES DES USAGES ET QUE S’INVENTENT DE NOUVEAUX SERVICES.
Pour Pierre Veltz, l’économie « anthropocentrée » va se focaliser autour des besoins fondamentaux des individus : santé, alimentation, éducation, mobilité. Elle imbriquera l’industrie, les services et le numérique, la ressource straté- gique pour la création de valeur étant l’accès aux données sur les comportements et les usages. Elle s’appuiera sur des innovations «systémiques» remodelant l’ensemble des systèmes d’acteurs et dont les territoires seront le laboratoire.
Au sein de cet ensemble, Béatrice Falise-Mirat dresse un panorama des industries de la santé françaises : 3e poste d’exportation, elles représentent plus de 3000 entreprises. L’enjeu autour de ce secteur est double : un enjeu sociétal, vivre en bonne santé, et un enjeu économique, nourrir le dynamisme des industriels et maintenir l’indépendance nationale en politique de santé.
la Ville de Strasbourg développe une politique territoriale novatrice. Alexandre Feltz décrit le dispositif «Sport-santé sur ordonnance» qui a permis de positionner la Ville comme modèle national et européen de développement de l’activité physique pour les malades chroniques.
L’Eurométropole de Strasbourg est aussi pionnière dans le domaine de l’urbanisme favorable à la santé. Françoise Schaetzel insiste sur la nécessité d’une stratégie intégrée et décrit les leviers pour agir sur la pollution atmosphérique, à travers l’implantation et les formes architecturales des constructions et les mobilités.
Plus généralement, Robert Herrmann décrit la dynamique intercommunale et l’importance de l’alignement des acteurs sur les projets. Catherine Trautmann rappelle qu’à travers leur rôle d’entraînement et d’assembleur, les collectivités locales sont de véritables interfaces entre les citoyens-pa- tients et la chaîne de la santé. Elle détaille l’une des ambitions économiques de Strasbourg Eco 2030 : donner la priorité au développement des technologies médicales et de la santé.
L’appel à projets Territoires d’innovation de grande ambition (TIGA) permet d’approfondir cette priorité. Le projet « Santé en mouvements, une ambition partagée » porté par l’Eurométropole de Strasbourg vise à construire un programme intégré de gestion populationnelle de la santé à l’échelle d’un territoire.
Lors du déplacement à Strasbourg, les auditeurs découvrent le projet des Deux-Rives avec Eric Chenderowsky. Ce projet s’inscrit dans le temps long de l’histoire de Strasbourg, une métropole ouverte sur le Rhin et sur l’Europe. Eric Bazard présente la ZAC des Deux-Rives et la démarche Ecocité qui associe innovations sociales et environnementales au pro t d’une métropole écologique et solidaire.
En Alsace, l’innovation liée à la santé est soutenue par un fort engagement politique. Le pôle de compétitivité Alsace BioValley, sous la direction de Marco Pintore, favorise la collaboration entre partenaires privés et publics, dont l’université de Strasbourg qui, comme le souligne Michel de Mathelin, est l’une des premières universités de recherche françaises. Séverine Sigrist, qui a créé la start-up Defymed spécialisée dans le traitement du diabète, apporte une vision de terrain.
Ce territoire est fort de ressources de pointe, comme l’Ins- titut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (IRCAD), qui réunit des laboratoires de recherche fonda- mentale et des unités de R&D en informatique et robotique. Luc Soler présente cet institut, leader mondial dans l’infor- matique, la robotique et l’imagerie médicale appliquées à la chirurgie mini-invasive.
Cette priorité en faveur de la santé se décline aussi dans les politiques municipales et métropolitaines. Depuis 2008,
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