Page 34 - MOBILITES MAGAZINE N°18
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 Opérateurs & réseaux
                                     RÉSEAU/ Strasbourg
La CTS persiste et signe en m
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) affiche en 2017
un taux de couverture des dépenses par les recettes de 46,4%.
Ce résultat en hausse de deux points place Strasbourg parmi
les réseaux urbains les plus performants de sa catégorie. La collectivité a décidé de transformer cette SEM en société publique locale pour
la dispenser des procédures de mise en concurrence.
    L’année 2017 a été une nou- velle fois été un très bon cru pour la Compagnie des trans-
ports strasbourgeois (CTS). Tous les indicateurs ont été dans le vert. La fréquentation, en progres- sion de +2,8% a atteint près de 120 millions de voyages. Et ce avec une offre kilométrique quasi constante de 17,7 millions de km (+0,1%). « L’élément déterminant qui explique cette augmentation du trafic est l’extension du tram D vers la ville allemande de Kehl », explique Jean-Philippe Lally, direc- teur général de la CTS. Cette ligne transporte aujourd’hui 70 000 clients par jour (contre 55 000 avant le prolongement) et le ter- minus de Kehl-Bahnhof est devenu
la station la plus fréquentée après celle de Strasbourg-centre.
Autre effet levier, les aménage- ments réalisés sur la ligne 1 lui permettant de gagner en efficacité. Résultat : sur cet axe la clientèle a également été au rendez-vous avec 20 000 voyageurs par jour. « La hausse du prix des carburants a également joué en faveur des transports publics ».
Taux de couverture de 46,4%
Une bonne nouvelle n’arrivant ja- mais seule, les recettes commer- ciales (53,4 M€) ont augmenté de + 5,6%. « La progression de la fréquentation concerne toutes les catégories de notre clientèle : à la fois les personnes qui voyagent
avec une tarification solidaire et celles qui paient le prix normal. Ce qui veut dire que nous avons gagné des clients dont le déplacement est bien rémunéré ».
La hausse des recettes est égale- ment corrélée à l’augmentation des tarifs décidée chaque année par l’Eurométropole. Parallèlement, la CTS a poursuivi ses efforts pour contenir les coûts de fonctionnement. Les dépenses d’exploitation ont été « bien maî- trisées » (+1,5%). Cela concerne les frais de personnel, mais aussi la maintenance qui a été « plus productive ». A cela s’ajoute, un plus grand recours à la sous-trai- tance qui selon Jean-Philippe Lally s’est effectué dans de « bonnes »
34 - MOBILITÉS MAGAZINE 18 - SEPTEMBRE 2018
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