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 Le miracle de Midway
 tout à fait compétent. Mais si Hasley était connu de tous, y compris des
 temporairement l’amiral Raymond Spruance, inexpérimenté bien que
 l’hôpital de Pearl Harbor durant tout le conflit. À sa place fut désigné
 maladie de peau juste avant la bataille, et dût rester hospitalisé à
 combatif, Bill Hasley, dit « Bull », avait contracté une mystérieuse
 Américains. L’amiral considéré comme étant le meilleur et le plus
 puissance de sa flotte.  Cependant, un autre coup du sort sauva les
 porte-avions américains dans une embuscade, et les détruire grâce à la
 cuisant échec de sa première offensive, Yamamoto espérait entraîner les
 absolument pas au courant que ces navires se rapprochaient. Malgré le
 auraient infligé les premiers dommages. Or les Américains n’étaient
 américaine, une fois que les porte-avions de la flotte de Nagumo lui
 guerre des Japonais. Son objectif consistait à éradiquer la flotte
 l’amiral Yamamoto, était en fait considéré comme la principale flotte de
 d’intervalle. Ce second groupe de navires, dirigé par le chef d’état-major,
 et autres bâtiments de guerre naviguant derrière, à une journée
 puissance navale meurtrière composée de porte-avions, de sept cuirassés
 Nagumo furent détruits, les Japonais étaient toujours dotés d’une
   Lorsque  les porte-avions  de  la  Première  Formation  Aéronavale  de
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 lorsque son histoire fut relatée dans les journaux.
 lendemain par un hydravion américain et devint instantanément célèbre
 de la plus grande bataille maritime de l’Histoire. Il fut secouru le
 remonter à bord d’autres avions. Il se trouva ainsi aux premières loges
 qui se trouvaient dans l’eau, afin de les empêcher d’être secourus et de
 mitrailleuses ennemies, les Japonais tirant sur les rescapés sans défense
 dissimulé derrière un siège rembourré de son appareil pour s’abriter des
 abattu, juste avant ce que dernier ne soit englouti par les flots. Il s’était
  Ensign George H. Gay (1917-1994) réussit à s’extirper de son avion
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 aurait pu être tout autre.
 avions avait pu prendre part à la bataille cruciale de Midway, l’issue
 Shokaku, nécessitèrent six mois de réparation. Si l’un de ces porte-
 endommagés lors de la bataille de la mer de Corail, le Zuikaku et le
 4
 En guise de comparaison, les deux porte-avions japonais ayant été
 3                                                                   Chine de manière unilatérale.   expérience en temps réel, lors de la guerre qu’ils avaient déclarée à la   suivi un programme d’entraînement intensif et avaient acquis une   Plusieurs années déjà avant Pearl Harbor, les pilotes japonais avaient   Japonais n’étaient p
               un ange qui s’est révolté contre Hachem et qui erre de par le monde
               en toute liberté. Le mal est une création de Hachem. C’est pourquoi
               le mal ne se produit que si Hachem a une raison de lui permettre
               d’advenir.
                  L’ange d’Essav, l’ange du mal, avait une mission, un objectif
               unique : être vaincu par Yaakov. C’est pourquoi, au moment précis
               où Yaakov prit le dessus sur lui, l’ange d’Essav dût repartir afin de
               chanter des louanges à Hachem. Sa mission  était accomplie.
               Puisqu’il avait été vaincu par le bien, le moment était venu pour lui
               de chanter des louanges à Hachem son Créateur.
                  Le mal n’a d’autre objectif que d’être vaincu par le bien.
                  Ce principe fondamental n’a pas changé depuis que Yaakov a
               affronté et vaincu l’ange d’Essav. Nous sommes parfois témoins
               d’événements où l’ange du mal semble clairement mener sa
               mission. Mais ces mêmes événements peuvent soudain prendre une
               nouvelle tournure, et l’ange se retrouve subitement vaincu.
                  Par ailleurs, même si le mal prolifère et gagne du terrain, son
               règne est éphémère, il n’est rien de plus qu’une ombre qui passe. La
               domination du mal est temporaire et s’inscrit toujours dans un
               contexte plus large.
                  Le 7 décembre 1941 fut sans nul doute un jour d’infamie.3
               Mais parallèlement, il contenait en lui les éléments précis qui
               mettraient un terme à cette infamie. Le remède existait avant le
               mal, le pansement était prêt avant la blessure. En fin de compte, « il
               ne faut avoir peur de rien, sauf de la peur elle-même. »
                  C’est pourquoi, en réalité, « ce jour d’infamie » porte mal son
               nom. Il recelait en effet les prémices d’une lumière qui allait
               illuminer les ténèbres.                                        Le jour d’infamie







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 Le jour le plus long   Rundstedt donna immédiatement l’ordre à deux bataillons de vétérans   Lorsqu’il apprit qu’avait lieu le débarquement aérien, le [Général] von   tard. Or, toutes ces heures perdues à le laisser dormir étaient critiques.   personne, jusqu’à presque midi, n’osa réveiller Hitler habitué à se lever   l’OB-West  appo
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