Page 49 - Black Beautés Spécial été 2026
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Car la véritable révolution sexuelle des femmes Des recherches universitaires montrent qu'une
ne réside peut-être pas dans de nouvelles majorité de femmes interrogées reconnaissent
pratiques ou de nouveaux discours. Elle réside avoir déjà simulé au moins une fois dans leur
dans quelque chose de plus simple et de plus vie. Les raisons les plus fréquentes sont la peur
puissant : la capacité à dire ce que l'on ressent, de blesser leur partenaire, le désir d'écourter
ce que l'on désire et ce que l'on ne veut plus un rapport ou la conviction que l'orgasme est
accepter. attendu comme preuve de réussite sexuelle.
Pour la première fois, de nombreuses femmes Selon plusieurs sexologues cités récemment
ne cherchent plus seulement à être désirées. dans la presse, la simulation est souvent liée à
Elles revendiquent aussi le droit de désirer, de la difficulté qu'ont certaines femmes à parler
choisir et d'être pleinement actrices de leur ouvertement de leurs désirs, de leurs besoins
propre histoire. ou de leurs frustrations sexuelles.
La véritable révolution sexuelle des femmes, c’est oser
dire ce qu’elles ressentent, désirent et refusent.
Elles ont osé le dire
En 2025, l'actrice oscarisée Halle Berry a
expliqué dans le podcast Sex With Emily qu'elle
avait déjà simulé des orgasmes dans le passé
afin de protéger l'ego de ses partenaires. Elle
affirme aujourd'hui avoir changé d'approche et
revendique une sexualité basée sur l'égalité du
plaisir : « Je passe en premier comme toi tu
passes en premier pour toi-même », a-t-elle
déclaré. Elle a ajouté : « Nous méritons tous les
deux que ce soit une expérience agréable et
épanouissante pour chacun, afin que nous
puissions tous les deux nous retourner et nous
endormir satisfaits et non pas l'un en train de
ronfler tandis que l'autre regarde le plafond en
se demandant : "Mais qu'est-ce que c'était que
ça ?" »
La rappeuse Nicki Minaj a souvent pris position
sur la question du plaisir féminin. Dans une
interview accordée à Cosmopolitan, elle
expliquait qu'elle considérait l'orgasme féminin
comme un droit et non comme une option. Elle
déclarait même « exiger » son propre plaisir et
encourageait les femmes à ne pas se contenter
d'une sexualité centrée uniquement sur la
satisfaction masculine.
Pendant longtemps, certaines femmes ont
cru qu'un rapport sexuel réussi était celui où
l'homme était satisfait. Aujourd'hui, une
nouvelle génération affirme que le plaisir
féminin n'est plus un bonus. Il fait partie de la
conversation.

