Page 5 - Fable Première (de la Fontaine)
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Prêcheurs) et jésuite Saint-Michel, dont il ne reste
plus, depuis mai 1944.
Les trois églises modernes construites par ces
mêmes Ordres religieux révèlent l'abîme : la lourde
architecture bourbonienne du Mont César,
l'insignifiante église dominicaine, la triste prétention
de l'église des Jésuites, rue des Récollets.
Donc, au gré de mes courses, les mêmes
constatations, arrières, n'ont cessé de s'imposer. Le
fier collège des Jésuites de Lyon (l'actuel lycée
Ampère), comparé à cette caserne qu'est l'actuelle
mairie du VIe ancien collège S. J., volé en 1903 et à
l'église de la rue Sainte Hélène de la même ville, les
Jacobins de Toulouse et le couvent actuel de la rue
Espinasse, tant d'églises monastiques du Poitou et la
récente église des Bénédictins de Ligué. Je ne parle
que des plus grands, préférant ne pas considérer
l'innombrable prolifération des chapelles de quartier.
Enfin, l'architecture du clergé diocésain
révélerait la même chute. Parallèlement aux
Monastère à de France, il faudra bien un jour réunir
en album ces magnifiques anciens « grands
séminaires de France » qui, dans beaucoup de nos
villes de province sont encore debout, témoins de
l'ancienne splendeur d'une Église dont les évêques
étaient princes, et en avaient les goûts : je pense à
Saint-Flour, Coutances, Besançon. Mettez en face de
ces monuments la série des bâtisses (c'est le nom qui
leur convient) des séminaires bâtis depuis 1903 : ceux
de Lille, de Saint Irénée, à Lyon, avec leur fausse
grandeur, sont à mon avis la mesure du genre.