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ACTUALITE 3
Jeudi 17 Octobre 2019
Endettement extérieur
UNE SOLUTION «PARTIELLE ET LIMITÉE ARTIELLE ET LIMITÉE
UNE SOLUTION «P
DANS LE TEMPS» !
DANS LE TEMPS» !
L
L’endettement extérieur est «une solution partielle et limitée dans le temps» qui doit répondre à certaines conditions pour réduire les défi cits budgé-’endettement extérieur est «une solution partielle et limitée dans le temps» qui doit répondre à certaines conditions pour réduire les défi cits budgé-
taires et atténuer les déséquilibres de la balance des paiements, a estimé ce mercredi à
taires et atténuer les déséquilibres de la balance des paiements, a estimé ce mercredi à Alger l’économiste, Rachid Sekkak.Alger l’économiste, Rachid Sekkak.
’économiste et ancien di-
recteur de la division de la
Ldette extérieure au niveau
de la Banque d’Algérie a fait
savoir lors de son intervention
sur les ondes de la Radio na-
tionale, que l’éventuel recours
de l’Algérie à l’endettement
extérieur est «une solution
partielle mais qui reste insuffi -
sante» pour couvrir les défi cits
budgétaires et atténuer les dé-
séquilibres de la balance des
paiements.
Pour lui, la solution de l’endet-
tement extérieur «ne repré-
sente qu’un moyen temporaire
et très partiel» pour revenir aux
équilibres budgétaires.
Rappelant que le défi cit bud-
gétaire du pays a débuté en
2013-2014 atteignant jusqu’à
15% du PIB du fait de l’effon-
drement de la fi scalité pétro-
lière, combiné au maintien très
élevé de dépenses publiques, «Nous devons très clairement Selon l’économiste, un cadre la trajectoire budgétaire du politique, il est possible de
l’intervenant a affi rmé que les défi nir une trajectoire budgé- institutionnel est nécessaire pays et sur son programme mettre en œuvre des réformes
fi nances publiques du pays taire, concernant la balance des notamment à travers des com- de réformes structurelles pour pouvant améliorer les fi nances
«sont insoutenables telles paiements et mettre en place pétences et des institutions pouvoir contracter de la dette du pays.
qu’elles sont aujourd’hui» . des réformes structurelles qui spécialisées dans les marchés extérieure dans les meilleures «Si nous arrivons à régler
Pour faire face à ces déséqui- nous permettent d’atteindre monétaires internationaux conditions pour le pays», a-t-il l’équation politique dans les
libres, l’expert a plaidé pour la ces objectifs», a-t-il estimé. pour que l’Algérie puisse se expliqué. meilleurs délais, il est tout à fait
mise en place d’un programme De plus, cette dette éventuelle tourner «dans les meilleures Revenu sur la situation poli- possible de mettre en place un
qui trace la trajectoire budgé- doit pouvoir créer de nouvelles conditions» vers l’endettement tique du pays, M. Sekkak s’est programme de redressement
taire du pays pour accroitre ses sources d’exportation, d’em- extérieur. dit «profondément convaincu» économique sur des périodes
revenus et à réduire ses dé- ploi et de réduction des im- «Il est nécessaire de convaincre que si l’Algérie retrouve rapi- de 5 à 7 ans qui nous remettra
penses.
portations. les marchés internationaux sur dement sa stabilité sur le plan sur les rails», a-t-il affi rmé.
Massacres du 17 octobre
Les archives de la police française «encore secrètes»chives de la police française «encore secrètes»
Les ar
Les archives de la police française re- toriens, journalistes, etc., citant les dé-
latives à la répression des manifes- clarations de l’ancien Préfet de police
tants algériens, le 17 octobre 1961 à de Paris, Maurice Papon au procès de
Paris, «n’ont pas été versées jusqu’à 1998, le jugeant pour sa responsabili-
aujourd’hui dans les archives natio- té dans «l’orchestration» des massacres
nales française» pour qu’elles puissent en question, ainsi que sa «complicité»
être consultées, a affi rmé ce mercredi directe dans ce qui a été considéré par
à Alger, l’avocate, Fatma Zohra Benbra- la suite comme étant un «crime d’Etat».
ham. La conférencière a regretté, en outre,
Hôte du «Forum de la Mémoire», du «l’insuffi sance» des compte-rendus
quotidien El-Moudjahid, Mme Benbra- et autres travaux historiques relatant
ham a ainsi relevé que les archives de ces douloureux faits, dés lors, argu-
la police française inhérentes aux mas- mente-t-elle, que les témoignages des
sacres du 17 octobre 1961 «ne sont Algériens ayant vécu ces événements
toujours pas versées aux Archives fran- «n’ont pas été pris en considération».
çaises, pour ne pas être consultées par Ce qui lui a fait dire qu’il s’agit d’une
le public», qualifi ant la violence poli- «crise de documents et de photos»,
cière française exercée en cette journée précisant que l’essentiel du dossier ico-
funeste du 17 octobre à l’encontre de nographique existant sur cette phase
«pacifi stes» manifestants algériens de de la Guerre de libération nationale est
«crime de Guerre». constitué des photos prises, en toute
«Les archives françaises, notamment discrétion, par le photographe français arguant des nombreuses interrogations des Algériens qui, après l’appel de la
celles de la police, sont encore se- Elie Kagan. Les photographes présents qu’ils soulèvent toujours : «Où sont Fédération du Front de libération natio-
crètes», a encore révélé l’avocate, au ayant été interdits d’actionner leurs ca- passés les 300 cadavres d’Algériens, les nale (FLN) de France sont sortis mani-
cours de cette rencontre consacrée à méras alors que ceux qui l’ont fait ont 50 autres tués sous les yeux de Papon fester pacifi quement contre le couvre-
la commémoration du 58éme anniver- vu leurs fi lms détruits. dans la Cour de la Préfecture de Paris feu qui leur a été imposé exclusivement
saire de cet épisode de la Guerre d’Al- Tout en rappelant que les massacres ainsi que les témoignages des per- par Maurice Papon. Une manifestation
gérie. du 17 octobre 1961 sont «l’un des plus sonnes arrêtées ?», s’est-elle interrogée. qui a été réprimée dans le sang, avec
Me Benbraham a évoqué de nombreux sombres» épisodes de la Guerre d’Al- Les massacres du 17 octobre 1961 ren- l’assassinat de dizaines de manifestants,
fonds documentaires pouvant consti- gérie, l’avocate estime qu’il s’agit d’un voient à la répression meurtrière com- dont nombreux jetés dans la Seine.
tuer de la matière aux chercheurs, his- «dossier ouvert mais pas encore clos», mise par la police française à l’encontre