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ORAN 5
Dimanche 27 Octobre 2019
Effondrement partiel d’un plafond à l’école Tayeb Nemiche Tous pour lutter contre
d’Aïn El-Turck le fléau de la drogue
LES PARENTS D’ÉLÈVES Les élèves
sensibilisés
INQUIETS
M.A.J
Les élèves d’une classe de l’école Tayeb Nemiche et leur prof, à Aïn El‐Turck, ont vécu un terrible mo‐
Les services de police de la Sûreté de
ment, mercredi dernier, suite à l’effondrement partiel du plafond de leur salle de cours.
Gdyel lancent une campagne de sensi-
bilisation sur les dangers de la drogue,
auprès des collégiens de la commune.
Une campagne de proximité qui a
conduit, en premier lieu, les éléments
des services spécialisés dans la lutte
contre ce fléau au CEM « Hamada Habib
» de Gdyel afin de sensibiliser les collé-
giens sur les dangers et les consé-
quences néfastes de la consommation
de drogue. La campagne a été bien ac-
cueillie par l’ensemble du staff adminis-
tratif, les enseignants et les élèves en
particulier qui n’ont pas hésité à poser
des questions pertinentes aux respon-
sables de la police judiciaire de la Sû-
reté de Gdyel. Cette opération, de
grande utilité publique, ciblant notam-
ment les jeunes collégiens victimes de
dealers, est une étape importante dans
Photo B.S la prévention sur le danger et les réper-
cussions de la drogue sur le comporte-
ment de l’individu. En effet, à travers les
B Samira réhabilitation de cet établisse- tion, on constate en effet des disent craindre que le drame établissements scolaires, des statis-
es élèves étaient en ment scolaire qui enregistre fissures sur les murs, des survenu, en début de ce mois tiques inquiétantes relatives au nombre
classe quand une partie un état très avancé de dégra- traces d’humidité, de moisis- d’octobre, dans un CEM dans des élèves, garçons et filles, qui fument,
Ldu faux-plafond leur est dation. Les parents d’élèves se sure et de fuites d’eau, des la wilaya de Sétif où un élève qui agressent leurs camarades et qui ne
tombée sur la tête, selon les disent encore choqués par ce faux-plafonds dégradés, de a perdu la vie et huit autres respectent pas leurs profs, montrent un
déclarations de certains pa- terrible évènement car le bilan très anciennes poutres qui ont été blessés suite à l’effon- taux de plus en plus élevé d’apprenants
rents qui se sont rapprochés aurait pu être terrible si la toi- sont apparentes comme pour drement d’une toiture, ne se qui connaissent aussi l’échec dans les
de notre rédaction pour faire ture s’est effondrée entière- confirmer que l’édifice date reproduise. Il est nécessaire
études et une grande déperdition sco-
entendre leurs voix aux res- ment. Notons dans ce de l’ère coloniale. On re- de rappeler dans ce même
laire. , Des difficultés rencontrées dans
ponsables locaux qui, selon contexte qu’aucune victime marque aussi que la toiture cadre d’idées qu’un grand
le système éducatif, gangréné par une
eux, ont faire preuve de négli- n’a été signalée. Nos interlo- est faite de tuiles comme tous nombre d’établissements sco-
délinquance juvénile inquiétante. Les
gence. En effet, les parents cuteurs munis de photos les anciennes bâtisses. Les pa- laires, construits durant la pé-
parents, chacun à sa façon, essayent de
d’élèves de l’école primaire montant différentes parties de rents qui n’ont pas caché leur riode coloniale dans la wilaya
protéger leurs enfants. Ainsi, le phéno-
Tayeb Nemiche ne décolèrent cet établissement scolaire, peur et leur colère, quant à d’Oran, sont dans des états de
mène de l’accompagnement des progé-
pas, et ce, après avoir orga- pour démontrer l’état vétuste cette situation mettant en vétusté très avancés et mena-
nitures jusqu’à l’école est devenu banal,
nisé un sit-in devant l’établis- des lieux, ont expliqué que danger leurs enfants, interpel- cent ruine. Il s’agit de cen-
chauffards, kidnappings et lourdeur du
sement scolaire jeudi. Ils leurs enfants sont scolarisés lent le wali d’Oran et récla- taines d’écoles, de collèges et
veulent que les responsables dans des conditions, le moin- ment des solutions urgentes. de lycées qui accueillent tou- cartable obligent. Du point de vue d’un
concernés assument leur res- dre qu’on puisse dire est Ils se disent très inquiets et jours des milliers d’élèves professeur de sociologie au niveau de
ponsabilité en faisant le né- qu’elles sont très défavora- craignent le pire notamment malgré le danger qu’ils repré- l’université d’Oran, « le phénomène de
cessaire en matière de bles. Sur les photos en ques- en cette période pluviale. Ils sentent. la violence au sein des établissements
scolaires revient, dans certains cas, à la
Société algérienne de diabétologie consommation de stupéfiants et les
La prise en charge du pied diabétique, accès à internet qui ne sont pas contrô-
lés, cela n’a pas épargné la nouvelle gé-
un défi national nération qui, elle, semble désorientée,
notamment avec les moyens technolo-
La prise en charge du pied diabétique est devenue un nous allons essayer de créer sur les actions préventives. giques dont elle dispose, et cela est
diabétique est un véritable véritable "challenge natio- un groupe national (de diffé- Selon la même source, il est constaté dans les CEM et lycées avec
défi national, a estimé ven- nal", présentant un grand rentes régions du pays) qui indispensable de travailler une violence extrême dans la relation
dredi à Oran le président de problème. va travailler sur le pied dia- sur la prévention pour éviter élève-éducateur ». Notre interlocuteur
la Société algérienne de dia- Les diabétiques qui dévelop- bétique", a-t-il fait savoir, les dégradations qui condui- affirmera que certains professeurs et
bétologie, le Pr Mourad Sam- pent des complications au ajoutant que ce groupe sent à l’amputation. La sensi- administrateurs n’osent même pas réa-
rouni. niveau du pied peinent à pourra déboucher sur la bilisation des malades sur les gir aux caprices et aux actes de vanda-
Interrogé en marge de la trouver un établissement de création de la première so- gestes à adopter en matière lisme des élèves, de peur qu’ils ne
première journée d’endocri- santé pour se soigner, et une ciété (association) du pied d’hygiène, de choix de
soient ciblés. Une déclaration qui ré-
nologie et de diabétologie bonne partie de ce genre de diabétique. chaussures, et la nécessité de
sume l’état du secteur de l’Education,
de la clinique Laribère, rele- complications finit par une Ce groupe devra compter, en consulter en cas de blessures
qui souffre de défaillances et de la
vant du Centre hospitalo- amputation", ont souligné plus des diabétologues, des au niveau du pied peut éviter
mentalité d’une nouvelle génération qui
universitaire d’Oran (CHUO), les spécialistes lors de cette chirurgiens vasculaires, des beaucoup de cas de nécrose
a perdu ses repères.
le Pr Samrouni a relevé que journée scientifique. orthopédistes, des radio- et gangrène.
la prise en charge du pied "Pour faire face à ce souci, logues, et autres. Il portera