Page 7 - 2025 GBC Spring French
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Mais d’autres facteurs
économiques qui entrent en jeu
ont entraîné une augmentation des
dépenses discrétionnaires pour les
activités de loisirs préférées et les
récompenses et répits souhaités.
Les données de la Réserve fédérale
américaine montrent que les soldes
des cartes de crédit ont de nouveau
augmenté au troisième trimestre
pour atteindre 1,17 milliard de
dollars – un record et une hausse
de 8,4 % par rapport à l’année
précédente, et il est clair que nous
dépensons sans compter pour les
choses que nous convoitons.
Nos plus récentes données
sont tout aussi révélatrices, car
elles mettent en évidence un désir
accru de gratification instantanée.
Les golfeurs qui pensent vivre au
jour le jour ont atteint le chiffre
record de 61 % en douze mois, et
ce sentiment est particulièrement
prononcé chez les plus jeunes
adultes. 57 % sont d’accord pour
dire que les gens sont plus égoïstes
de nos jours par rapport à la
génération de leurs parents. 72 %
sont unanimes avec l’affirmation
suivante : « Il est important que ma
vie comprenne un certain nombre
d’expériences uniques. » Les deux
tiers conviennent de ce qui suit :
« Prendre le temps de profiter
d’activités de loisirs est plus
important pour moi aujourd’hui
qu’il y a six mois. » Ajoutez à cela
l’analyse de Merrill Lynch qui
montre que nous sommes au début
d’un cycle de vingt ans qui verra le
plus grand transfert de patrimoine
intergénérationnel de l’histoire,
quelque 84 000 milliards de dollars,
et vous obtenez un autre indicateur
positif à court terme des dépenses
de loisirs.
Deux questions évidentes en
résultent. La première est de savoir
s’il y aura ou non une explosion
de cette bulle de dépenses, et c’est
difficile d’y répondre. En fait,
dans notre sondage auprès des
propriétaires de terrains de golf,
cette incertitude se traduit par des
attentes plus modérées en matière
de croissance des revenus, surtout
à un moment où de nombreux
parcours sont remplis à pleine
capacité et où les tarifs ont été revus
à la hausse au cours de chacune
des trois dernières années. La
perception que les taux pourraient
se rapprocher d’un plafond est
devenue de plus en plus aiguë.
La deuxième question
fait référence à l’observation
« hyperlocale » que nous avons
abordée précédemment. Nous
sommes d’accord avec de nombreux
économistes qui assimilent les
conditions économiques actuelles
à la définition d’une reprise en
forme de « K ». Si nous considérons
les dépenses de consommation
comme le côté droit de la lettre K,
nous observons qu’une partie du
marché évolue à la hausse et l’autre
dans le sens opposé.
Le golf bénéficie généralement
de telles conditions, dans
l’ensemble, car le haut de la
lettre K est composé de manière
disproportionnée de citoyens
plus riches. Les installations qui
s’adressent à une clientèle moins
aisée font face à une situation plus
précaire, car ce segment du marché
continue à avoir plus de mal à faire
face à ses dépenses quotidiennes.
P. ex., à la fin de l’été 2024, 75 %
des Américains ont déclaré qu’il
était difficile de subvenir aux
besoins alimentaires d’une famille
typique. Il convient également de
reconnaître que la croissance des
taux et des revenus des installations
bénéficie d’une offre réduite
d’installations concurrentes par
rapport à la situation qui prévalait
il y a moins de dix ans.
QUE PENSENT LES GOLFEURS
DE LEUR SPORT AU DÉBUT DE
L’ANNÉE 2025?
Des données supplémentaires sur
l’année à venir peuvent être tirées
d’une étude menée auprès des
golfeurs américains et canadiens à
la fin de l’année dernière. L’un des
résultats à noter va dans le sens de
la tendance mentionnée plus haut,
selon laquelle le golf accepte de plus
en plus diverses expériences qui
s’écartent de l’offre traditionnelle.
Plus de deux tiers des golfeurs
canadiens reconnaissent que les
parcours de 9 trous sont devenus
une option plus attrayante ces
derniers temps. Cela est conforme
aux observations précédentes sur
la flexibilité du temps et la plus
grande réceptivité du secteur à
rencontrer les joueurs selon leurs
propres conditions. En même
temps, 64 % des golfeurs canadiens
prévoient de jouer davantage de
parties de 9 trous en 2025. Plus
de la moitié s’attendent à visiter
une autre installation de golf au
cours de l’année à venir. Cela est
de bon augure pour les tendances
que nous avons observées chez
les propriétaires d’installations
et qui montrent une incidence
croissante de la ludification des
parcours et d’alternatives au golf
virtuel. Toutefois, notons que les
entretiens qualitatifs menés auprès
des propriétaires d’installations de
golf aux États-Unis dans le cadre
de l’étude annuelle de l’ANPTG
sur l’activité du golf aux États-
Unis ont révélé que de nombreuses
personnes ont le sentiment que
nous approchons peut-être d’un
point de saturation pour ces
commodités dérivées.
La participation peut également
correspondre aux attentes en
matière d’achat d’équipement.
40 % des golfeurs américains et
canadiens sont unanimes pour
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