Page 3 - juin 2019
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Ruth est une femme fantastique, mais j’aimerais vous partager
l’histoire d’une Ruth des temps modernes. Je vais me souvenir
toute ma vie de ce matin de 18 novembre 2005. Comme d’habi-
tude, j’ouvris la porte de mon bureau un café à la main. À peine
eus-je le temps de m’asseoir qu’on vint m’apprendre cette tragi-
que nouvelle: «Stéphanie, le mari de Sophie est décédé la nuit
dernière.» J’en eux le souffle coupé et je ne pus m’empêcher de
pleurer. Sophie était mon assistante. Une belle grande gemme
d’à peine quarante ans. Elle était mariée depuis près de dix-huit
ans et mère de deux adolescents de quinze et treize ans.
En une nuit, sa vie avait complètement basculé. L’amour de sa
vie, cet homme de quarante ans s’est effondré et ne se relèvera
jamais. Les mots me manquent pour décrire sa douleur, mais je
crois que vous comprenez. Quelle tragédie ! Pendant les jours
et les mois qui ont suivi ce drame, tous les pourquoi et les com-
ment l’envahirent: Comment vais-je survivre sans celui que j’ai-
me ? (…) Pourquoi lui ? Pourquoi une telle chose m’arrive ?
Pourquoi, Dieu ?
Mais un jour, Sophie a dû faire un choix : demeurer dans ses
questionnements, dans sa tristesse, ses inquiétudes, ses doutes
et sa colère, ou décider de faire confiance à Dieu et quitter cet
état d’âme. Impossible d’oublier de tragique évènement, mais
seulement le reléguer doucement au second plan. Pal la foi, elle
dut choisir de croire que Dieu avait encore un futur et une des-
tinée pour elle et ses enfants. C’est ce qu’elle décida de croire.
Pour avoir marché avec elle sur ce chemin, je sais que cela fut
une décision qui a été, à certains moments, extrêmement diffi-
cile, mais combien en a-t-elle valu la peine.
(…) Sophie prit le microphone (dans une grande conférence en
France) et ouvrit la bouche pour déclarer la bonté et la fidélité
de son Dieu. En quelques phrases, elle raconta le décès de son
mari et proclama avec douceur et assurance combien Dieu l’a
consolée et aidée à traverser cette épreuve. Puis elle se mit à
chanter de sa douce voix les bontés de l’Éternel. Si vous pou-
viez voir l’auditoire ! L’émotion était palpable, Sophie fut une
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