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Un navire marchand danois rend hommage au Togo
L  e Togo renforce sa position de pays de encore récemment souligné. Le pays partage
transit en Afrique de l’Ouest à travers
la réalisation d’un corridor de 760 kilo- mètres allant du port en eau profonde de Lomé jusqu’à Cinkassé, à la frontière du Burkina Faso. Ce projet de liaison s’appuie sur la plateforme aéroportuaire inaugurée à Lomé en 2016 et sur la réalisation en cours d’étude d’un chemin de fer et d’une autoroute.
Plusieurs tronçons sont en cours de réhabili- tation. C’est notamment le cas d’un segment de 220 kilomètres entre la ville de Kanté et la frontière du Burkina Faso. Les routes de contournement de Lomé, de la faille d’Alédjo et du col de Défalé ont, quant à elles, déjà été réalisées. La nationale 2, une quatre-voies qui mène de la frontière du Ghana à celle du Bénin, a elle aussi été rénovée dans le cadre du corridor autoroutier Abidjan-Lagos.
Des mesures de sécurité
salutaires
Le Togo est régulièrement cité dans la sous- région comme l’un des pays les plus fluides en matière de commerce transfrontalier. Le think-tank américain Heritage Fund l’a
1 700 kilomètres de frontières avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin, et le corridor routier qu’il représente pour ces derniers le pousse à montrer l’exemple dans la réduction des tracasseries dont souffrent les transporteurs ouest-africains.
Depuis 2015, le pays ne tolère plus aucun dépassement des normes UEMOA relatives à la charge à l’essieu. Ces charges, lorsqu’elles sont dépassées, sont à l’origine de nombreux accidents et, par voie de conséquence, de la détérioration des routes.
Le trafic de marchandises dans le port de Lomé a en partie été réduit du fait de l’application plus drastique de ces normes. Les autorités du port ont pris les devants. Pour sensibiliser les transporteurs routiers, elles organisent des mis- sions d’information au Burkina Faso, au Niger et au Mali. Leur but : rassurer les opérateurs sur l’utilité des mesures de sécurité imposées, ouvrir le dialogue, et leur présenter le corridor togolais avec ses nouvelles infrastructures – routes de contournement et terminaux à conteneurs – ainsi que les dispositions adoptées pour faciliter le transit des marchandises. n
1700km
de frontières sont partagés avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin.
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L’armateur danois Maersk a baptisé le 21 juillet 2015 un navire marchand du nom de la capitale togolaise. « Il s’agissait pour
nous de consacrer les efforts du Togo en matière maritime et, au-delà, en matière d’amélioration du climat des affaires », souligne Tengue Kokou Edem, le directeur général de Maersk
Line Togo. « La modernisation des infrastructures du port méritait d’être saluée par notre groupe, qui en est l’un des premiers
bénéficiaires. » Achevé en en mars 2016, le Maersk Lomé a accosté le 21 juillet dans le port de Lomé. Long de 255 mètres et large de
37 mètres, il dispose d’une capacité de 446 EPV (conteneurs équivalent vingt pieds). n
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