Page 3 - Ateliers alphA Waving
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 PREAMBULE...
Un jour un homme trouva un œuf d’aigle et le déposa dans le nid d’une poule. L’aiglon vit le jour au milieu d’une portée de poussins de
basse cour et grandit comme eux.
Toute sa vie l’aigle fit ce qu’une poule de basse cour fait normalement. Il caqueta, picora et gratta le sol de la même façon qu’une poule de basse cour. Et lorsqu’il volait, c’était sur quelques mètres à peine. Après tout, c’est ainsi que les poules de basse cour sont censées voler.
Imaginons que cet aigle élé- vé comme une poule ait un jour pris conscience de sa
véritable nature tout en restant attaché aux valeurs qu’on lui a apprises!
Il serait devenu un gallinacé dans le corps d’un rapace, et en conséquence la basse cour pas- serait subitement en version 3.0. Notre poulet super puissant pourrait du haut du ciel avec sa vision ultra perçante veiller au bien-être de ses camarades en-dessous.
Nouvelle conséquence : fini la peur d’éventuelles attaques de prédateurs, donc élimination du stress, rendant ainsi la basse cour meilleure productrice d’œufs de la région.
Les années passèrent et l’aigle devint vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique aux ailes dorées planer dans un ciel sans nuage.
« Quel oiseau splendide !»...caqueta notre aigle de basse cour à ses voisins... «Qu’est-ce que c’est ?»
«C’est un aigle, le roi des oiseaux et nous, nous ne sommes que des poules de basse cour»...caqueta sa voi-
sine!
Alors l’aigle n’y pensa jamais plus
et un jour il mourut, comme une poule de basse cour.
Conte Indien
Comment faire prendre conscience à un aigle qui ne connait pas sa vraie nature qu’il a en fait des ressources, un po- tentiel et des possibilités in- croyables ?
De la même manière qu’on monte un meuble en kit sué- dois. Avec un mode d’emploi.
 Maintenant, transformons l’aigle en collaborateur et la basse cour en entreprise.
Que se passerait-il si du jour au lendemain, répondre aux solli- citations et aux attentes du quo- tidien de l’entreprise pouvait se faire sans pressions ?
Notre collaborateur, débarrassé d’un trop plein nocif ne serait alors plus réactif aux besoins de l’entreprise mais deviendrait proactif pour cette dernière.
Il aurait donc changé, ce qui per- met de penser selon un principe systémique que ce changement pourrait tel un virus bienveillant se transmettre et par conséquent impacter l’entreprise.
Tout ceci soulève une question.
 Gaël Chaignon












































































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