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Cahier d’activités transcriptions
Émirats arabes unis, dans une grande entreprise de robotique Lycéen : Super ! Je viendrai !
où j’ai dû programmer des robots. Étudiante : Tant mieux ! À bientôt, alors !
Journaliste : Est-ce que c’était votre premier séjour à l’étranger ?
Sébastien : Oui, alors j’étais un peu stressé. Mais j’ai été très 79
bien accueilli par la population locale. En plus, Dubaï est une Compréhension de l’oral, exercice 2
ville très dynamique, ce qui m’a permis de rencontrer beaucoup Journaliste : C’est l’heure de retrouver Média Plus, votre
de gens, en particulier sur le plan professionnel. Grâce à mes rendez-vous du vendredi. Le sujet d’aujourd’hui : « Comment
contacts à Dubaï, j’ai trouvé un autre stage, au Qatar cette fois. s’informer ? » Cette semaine, vous avez été nombreux à
Je pars dans quelques semaines ! vous rendre aux Assises du journalisme, à Bordeaux. Cette
Journaliste : Pourquoi vous avez choisi de faire votre stage au manifestation s’est terminée aujourd’hui et le stand qui a attiré
Moyen-Orient ? le plus de monde était celui consacré aux fausses informations
Sébastien : Tout d’abord parce que c’est une région très connue et aux rumeurs. Ces dernières années, les fausses informations
dans le secteur de l’intelligence artificielle. C’est important pour sont de plus en plus nombreuses à circuler sur Internet, en
moi parce que je suis une formation d’ingénieur. Ensuite, j’ai particulier sur les réseaux sociaux. Adrien, vous êtes journaliste
choisi le Moyen-Orient pour découvrir une culture différente pour le quotidien Le Monde et vous chassez les fausses
de la mienne. Mais pour éviter le choc culturel, je me suis informations. Comment vous faites pour les reconnaître ?
renseignée sur la ville et sur la culture locale avant de partir. Adrien : Tout d’abord, je dois me poser les questions : « Qui
Journaliste : Et vous n’avez pas eu de mal à communiquer ? est l’auteur de cet article ? D’où vient cette image ? Est-ce
Sébastien : Non, pas du tout, parce qu’à Dubaï il y a des gens qu’il y a le nom du photographe ? » Ensuite, je dois analyser
de toutes les nationalités et que je parle bien anglais. Dans précisément les informations, les mots utilisés... 80 % des
l’entreprise où j’ai fait mon stage, c’était la même chose : je fausses informations et des rumeurs sont faciles à repérer. Il
travaillais avec des gens de pays différents et on communiquait faut simplement avoir les bons réflexes pour reconnaître les
en anglais. techniques de fabrication de fausses informations.
Journaliste : Qu’est-ce que vous avez préféré à Dubaï ? Journaliste : On lutte aussi contre ces fausses informations
Sébastien : J’ai beaucoup aimé le dynamisme de Dubaï : il y a grâce à l’éducation aux médias dans toutes les écoles
beaucoup d’attractions et d’activités liées au divertissement à françaises, mais aussi grâce à des actions locales, comme
faire dans la ville. Je ne me suis pas ennuyé ! dans la ville d’Orléans. Depuis 2012, des rencontres, des débats
Journaliste : Vous êtes satisfait de votre stage à l’étranger ? et des conférences sur l’information et les médias y sont
Sébastien : Oui, tout à fait ! Je pense que cela m’a aidé à organisés lors du festival « Les Médiatiques ». Des journalistes,
devenir plus indépendant et à avoir plus confiance en moi. Et si des chercheurs, des professeurs, mais aussi des lycéens et
j’obtiens mon diplôme, je pourrai peut-être retourner au Moyen- des étudiants participent tous les ans à ce rendez-vous de
Orient pour y travailler. l’information à l’université d’Orléans. L’événement a été mis
en place par François Robinet, un ancien professeur d’histoire
au lycée. L’objectif est de permettre aux gens, surtout aux
DELF, épreuve blanche jeunes, de comprendre le travail des journalistes et d’avoir plus
d’informations sur des sujets d’actualité comme les guerres ou
Compréhension de l’oral, exercice 1 78 les scandales financiers...
Étudiante : Salut ! Tu connais l’association L’Art et le Cœur ?
Lycéen : Euh... Non. Compréhension de l’oral, exercice 3 80
Étudiante : C’est une association d’étudiants de Montpellier.
Elle défend des valeurs de solidarité et de tolérance grâce à Journaliste : Nous allons à présent parler orientation
des événements artistiques ; par exemple : des concerts, des professionnelle avec notre invitée, Anissa Benjelloun, qui
expositions de street art... Nous organisons aussi des fêtes est infirmière généraliste à l’hôpital de Strasbourg. Anissa
pour récolter des fonds et aider les victimes de catastrophes Benjelloun, bonjour !
naturelles. Anissa Benjelloun : Bonjour !
Lycéen : Ah bon ? Et elles ont lieu où ces fêtes ? Journaliste : Tout d’abord, est-ce que vous pouvez nous
Étudiante : Sur le campus universitaire. Par exemple, au mois expliquez en quoi consiste exactement votre profession
d’avril dernier, nous avons organisé une grande fête avec de la d’infirmière généraliste ?
musique, une exposition de photos... Nous avons aussi vendu Anissa Benjelloun : Oui, alors, je dois faire plusieurs choses :
des gâteaux aux étudiants, aux professeurs, etc. Au total, nous soigner les malades, leur donner des médicaments, mais aussi
avons récolté 5 000 euros pour venir en aide aux victimes de la communiquer des informations aux malades, à leur famille
tempête qui a touché le nord de la France. et au reste de l’équipe soignante. Enfin, je dois aussi prendre
Lycéen : C’est super ! des rendez-vous pour les malades et faire des plannings pour
Étudiante : Si cela t’intéresse, tu peux aller sur le site de L’Art organiser le travail en équipe.
et le Cœur : on te raconte l’histoire de l’association et on Journaliste : Selon vous, quelles qualités il faut avoir pour être
t’explique comment faire un don en ligne. Tu peux aussi venir infirmier ?
directement à l’association, à l’université. Nous sommes tous Anissa Benjelloun : Il faut être capable d’écouter les malades.
des bénévoles ! Je pense donc qu’il faut être patient et attentif. Ensuite, je crois
Lycéen : Ah d’accord... qu’il faut être solide, parce que c’est une profession stressante :
Étudiante : Le mois prochain, il y aura des conférences sur le nos horaires de travail changent tout le temps, c’est difficile.
multiculturalisme dans la grande bibliothèque de l’université. Il y Je peux travailler le matin, l’après-midi ou la nuit, ça dépend. En
aura plusieurs associations humanitaires, des intellectuels, des plus, c’est difficile psychologiquement : on voit des gens qui
artistes engagés comme Krola... Ce sera gratuit et ouvert à tout souffrent et, parfois, des gens qui meurent... Enfin, il faut bien
le monde. savoir s’organiser et communiquer. Par exemple, il faut être
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