Page 293 - SAHIH MUSLIM
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               parents âgés, ma femme et des petits enfants. Tous les jours, je faisais paître le troupeau pour
               les entretenir, et aussitôt rentré, je trayais les brebis pour donner à boire le lait d'abord à mon
               père et à ma mère avant de donner à boire à mes petits. Un jour, étant allé un peu loin
               cherchant du pâturage, je suis rentré si tard que je trouvai mon père et ma mère endormis. Je
               me mis à traire les brebis comme d'habitude et j'apportai la jatte de lait et me tins auprès
               d'eux. Mais, il me répugna de les réveiller et il me répugna aussi de donner d'abord à boire
               aux enfants, bien que ceux-ci pleurassent et soufrassent de faim à mes pieds. Eux et moi
               restâmes sur cet état jusqu'à l'aurore. Ô Seigneur! Puisque Tu sais que j'ai fait tout cela en vue
               de Ta face, pratique-nous une ouverture qui nous permette de voir le ciel". Alors le rocher fut
               écarté légèrement sans pourtant qu'ils puissent sortir. Le second dit ensuite : "Ô Seigneur!
               J'aimais une de mes cousines de l'affection la plus vive qu'un homme peut éprouver pour une
               femme. Quand je lui fis des propositions, elle se refusa avant le versement de cent dinars.
               J'eus une grand-peine à collecter la somme exigée que je lui offrit. Quand je fus sur le point
               de faire l'amour avec elle, elle me dit : "Ô serviteur de Dieu! Crains Dieu; ne me déflore pas à
               moins que ce ne soit légalement". Aussitôt, je me retirai en la laissant. Puisque Tu sais que j'ai
               fait tout cela en vue de Ta face, pratique-nous Seigneur une issue". Et le rocher de s'écarter
               encore un peu. Le troisième dit : "Ô Seigneur! Je louai un ouvrier moyennant un faraq
               (mesure médinoise contenant trois sâ') de riz. Quand il termina son travail, il me dit : "Donne-
               moi mon dû". Lorsque je le lui versai, il refusa de le recevoir; car il le jugea minime. Alors je
               pris ce faraq et l'ensemençai, et avec son produit, j'achetai des bœufs et j'engageai un berger.
               Plus tard, cet ouvrier vint me trouver et me dit : 'Crains Dieu et donne-moi mon dû'. -
               'Emmène, lui répondis-je, ces bœufs avec leur berger, car tout cela est à toi'. - 'Crains Dieu et
               ne te moques pas de moi?', me répliqua-t-il. - 'Je ne me moque pas de toi, lui dis-je, tout cela
               est bien à toi'. Et l'ouvrier de prendre les bœufs et de partir. Seigneur! Puisque Tu sais que j'ai
               fait tout cela en vue de Ta face, délivre-nous". Dieu alors écarta complètement le rocher.







                                                49 - Repentir





               Incitation à se repentir. Joie de se repentir

               4929. 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée) a dit : J'ai entendu le Prophète (paix et
               bénédiction de Dieu sur lui) dire : Dieu est plus heureux du repentir de Son serviteur plus
               qu'un homme se trouvant dans un désert périlleux et ayant avec lui sa monture qui porte sa
               nourriture et sa boisson, qui, s'ayant endormi, se réveille pour constater la perte de sa monture
               et qui en s'employant vainement à sa recherche jusqu'à éprouver une soif intolérable, se dit :
               "Je vais retourner au même endroit où j'étais pour y dormir jusqu'à ma mort", retourne et met
               sa tête sur sa coude pour dormir dans l'attente de la mort, et qui une fois réveillé, trouve sa
               chamelle auprès de lui avec ses vivres, boisson et nourriture. Dieu, en effet, se réjouit du
               repentir de Son serviteur croyant plus que cet homme qui a retrouvé sa monture et ses vivres.


               4932. D'après Anas Ibn Mâlik (que Dieu l'agrée), l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de
               Dieu sur lui) a dit : Dieu est plus heureux du repentir de Son serviteur quand il revient à Lui
               que l'un de vous qui, dans un désert, enfourchait sa monture qui s'égara de lui, en emportant sa
               nourriture et sa boisson et qui désespéré, se couchait à l'ombre d'un arbre, quand


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