Page 205 - Constant, Alphonse-Louis (1810-1875). Dogme et rituel de la haute magie (Nouv. éd.) par Eliphas Lévy. 1930.
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i96 DOGME DE LA HAUTE MAGIE.
dantes à Jakin et à Bohas, qui sont les deux co-
lonnes du temple la cuirasse, c'est la science des
choses divines qui rend le sage invulnérable aux
atteintes humaines; le sceptre, c'est la baguette
magique l'épée flambovante, c'est le signe de la
victoire sur les vices, qui sont au nombre de sept,
comme les vertus; lès idées de ces vertus et de
ces vices étaient figurées par les anciens sous les
symboles. des sept planètes connues alors.
Ainsi la foi, cette aspiration à l'infini, cette
noble confiance en soi-même, soutenue par la
croyance en toutes les vertus, la foi, qui dans les
naturesfaibles peut dégénérer en orgueil, était re-
présentée par le Soleil; l'espérance, ennemie de
l'avarice, par la Lune; la charité, opposée à la
luxure, par Vénus, la brillante étoile du matin et
du soir; la force, supérieureà la colère, par Mars;
la prudence, opposée à la paresse, par Mercure la
tempérance, opposée à la gourmandise, par Sa-
turne, à qui l'on donne une pierre à manger à la
place de ses enfants et là justice, enfin, 6pposée
à l'envie, par Jupiter, vainqueur des Titans. Tels
sont les symboles que l'astrologie emprunte au
culte hellénique. Dans la cabale des Hébreux, le
Soleil représenteTange de lumière; la Lune, l'ange