Page 208 - Constant, Alphonse-Louis (1810-1875). Dogme et rituel de la haute magie (Nouv. éd.) par Eliphas Lévy. 1930.
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a. beaucoup ri de voir un bœuf tenir une épée.
Qu'aurait-il dit s'il avait visité les ruines de Mem-
phis etdeThèbes, et qu'aurait eu à répondre à ses
petits sarcasmes, tant goûtés en France, cet écho
des siècles passés qui dort dans les sépulcres de
Psamétique et de Ramsès?
Le chérub de Moïse représente aussi le grand
mystère magique, dont le septénaire exprime tous
les éléments, sans en donner toutefois le dernier
mot. Ce verbum tnenattaMe des sages de l'école
d'Alexandrie, ce mot que les cabalistes hébreux
écrivent mn'et traduisent par KniniK, exprimant
ainsi la triplicité du principe secondaire, le dua-
lisme des moyens et l'unité tant du premier prin-
cipe que de la fin, puis aussi l'alliance du ternaire
avec le quaternaire dans un mot composé de qua-
tre lettres, qui forment sept au moyen d'une triple
et d'une double répétition ce mot se prononce
Ararita.
La vertu du septénaire est absolue en magie, car
le nombre est décisif en toutes choses aussi toutes
les religions l'ont-elles consacré dans leurs rites.'La
septième année chez les Juifs était jubilaire; le sep-
tième jour est consacré au repos et à la prière; il y
a sept sacrements, etc.