Page 82 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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de bois, de chez Faber, et je les pose sur la table,
séparément. Slade prend,une petite touche d'ar-
doise de 8 à 10 millimètres de longueur, il la^
coupe en deux aveGses dents et làTplace sur une
de mes ardoises du côté de ma signature, Il re-
couvre la touche avec jma seconde ardoise» dont
la signature est à fintérieur, prend les deux
ardoises ainsi réunies et les place verticalement
sur mon avant-bras gauche, Je n'ai perdu de vue
aucun de ses mouvements, pas plus que mes
ardoises. Au moment où Slade penche les ardoises
pour les placer verticalement, j'entends la touche
glisser dans l'espace ménagé entre les deux sur-
faces par le bois des cadres. La chambre "estbien
éclairée.
» Nous avons tous trois les mains sur ta table
nue? M. A.», est à ma droite, et Slade est à ma
gtfuche» J'ai les yeux sur les mains de Slade et sur
ses jambes qu'il tient en dehors de la table» Je
vois distinctement sur mon avant-bras gauche
les deux faces des ardoises accolées et la main
droite de Slade qui les tient,
« Au bout de vingt ou trente secondes, je sens
une forte pression des ardoises sur mon avant-
bras» Slade dit sentir le courant passer dans son
bras ; Gela paraît le faire souffrir un peu, Quel-
ques coups sourds sont frappés dans mes ardoises
et la main de Slade est restée immobile, 'fout à
coup» l'éGriture se fait distinctement entendre.
La main de Slade est immobile,'pas un de ses
doigts ne remue, J ausculte mes ardoises, pas de