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MENTORAT CLD
FÉVRIER 2015
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SOCIÉTÉ ALZHEIMER LAVAL
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haque jour, depuis bien- tôt 20 ans, les profes- sionnels — employés et bénévoles — de la Société Alzheimer Laval (SAL) aident et accom-
La maison d’hébergement offre un milieu de vie permanent à 10 personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer. On y trouve également deux chambres de répit, qui peuvent être occupées pendant quelques jours ou quelques semaines. En complé- ment, un service de halte-répit est offert, afin de répondre aux besoins ponctuels qui peuvent survenir au quotidien, tant chez les personnes atteintes que chez le proche aidant. « Plus de 50 000 heures de répit ont été offertes cette année ».
Plus qu’une maison d’hébergement
« Les gens croient parfois que nous offrons uniquement des services d’hébergement. Mais la SAL, c’est beaucoup plus que cela! En 2013-2014, plus de 1 586 per- sonnes ont utilisé nos services externes, souligne Mme Lalande. Et la liste des serv- ices est longue : assistance téléphonique; consultation individuelle et familiale; cafés-rencontres, ateliers de formation pour les proches aidants; groupes de soutien pour personnes atteintes ou encore pour les proches aidants; Centre d’animation et de répit Pierre A. Grothé; service de répit intégration; halte-répit; répit stimulation à domicile; formation professionnelle; séances d’information; conférences; centre de documentation; etc.
pagnent les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer et leurs proches. Une histoire profondément humaine (un « success story ») dans laquelle la communauté d’affaires de Laval a joué un rôle de premier plan. Elle est encore appelée à le faire.
Un milieu de vie humain
« Il faut que vous veniez nous voir », souligne d’emblée Lise Lalande, directrice générale de l’organisme. « Ici, nous sommes des invités chez les personnes que nous hébergeons, que nous accom- pagnons, que nous soutenons. C’est une maison, et nous sommes une famille. L’atmosphère est très chaleureuse. »
La Société Alzheimer Laval (SAL) est un organisme communautaire sans but lucratif qui a pour mission d’aider et d’accompa- gner les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, ainsi que de sensibiliser et d’informer la population et les professionnels qui travail- lent auprès des personnes atteintes.
« L’organisme a été fondé en 1995 par des proches aidants », explique Mme Lalande. Depuis ses débuts, les gens d’affaires de Laval ont aidé l’organisme à développer son offre de services, pour mieux servir les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer et leurs proches. Grâce à l’engagement soutenu de géné- reux donateurs, dont l’homme d’affaires lavallois Pierre A. Grothé, des bénévoles et du partenariat des différents membres de la communauté de Laval, la Maison Fran- cesco Bellini a ouvert ses portes en 2007.
Aujourd’hui, la Maison regroupe l’ensem- ble des services offerts par la SAL, qui se déclinent en quatre volets : information générale, aide et soutien, activités pour personnes atteintes, ainsi que répit et hébergement.
« Tous ces services répondent à des besoins qui émergent du milieu, ajoute Mme Lalande. Nous offrons, par exemple, des formules adaptées pour la clientèle plus jeune, car il faut tenir compte de cette réalité. Cette clientèle vit des difficultés bien différentes. Certaines personnes atteintes ont encore des enfants à la mai- son. Le quotidien est plus complexe à gérer que lorsqu’on a 80 ans. Et la condition physique diffère aussi grandement. »
Le défi constant du financement
« La demande est grande : tous nos services sont combles. Et pour plusieurs, nous avons des listes d’attente, explique Mme Lalande. La demande en services est donc beaucoup plus grande que l’offre disponible, limitée notamment par le
financement. « C’est un enjeu », ajoute la directrice générale de la SAL.
L’organisme à but non lucratif travaille en partenariat avec le réseau de la santé et d’autres organismes communautaires. L’an dernier, 58 % de son financement prove- nait de différentes subventions, dont celles de L’appui pour les proches aidants d’aînés de Laval. « L’Appui nous permet vraiment de sortir de la Maison pour aller à la rencontre des proches aidants dans leur milieu de vie. Depuis qu’ils nous soutiennent, nous avons été en mesure de bonifier notre offre de service. »
« Ce qu’il a de particulier, c’est qu’on accompagne les gens selon leurs besoins. Nos services de répit ne sont pas du gardiennage : nous sommes en mesure d’accompagner des personnes atteintes dans leur quotidien et dans leur milieu. Elles se sentent utiles et peuvent prendre part aux tâches familiales, comme l’épi- cerie, le ménage, etc. Cela peut sembler bien simple, mais, ce faisant, elles accom- plissent quelque chose de grand : se réa- liser comme personne. Voilà notre rôle : veiller à ce que les personnes que nous accompagnons conservent leur humanité, leur identité, peu importe la maladie. Nous sommes très attachés à cela. »
L’offre de service de la Société Alzheimer Laval est aujourd’hui parvenue à maturité; c’est l’une des plus diversifiées au sein des Sociétés Alzheimer de la province. Pour la maintenir, bon an mal an, la SAL doit autofinancer plus de 40 % de ses activités, sur un budget annuel de 1,5M$. Collectes de fonds, dons, sollicitation auprès de fondations, c’est un marathon — une course perpétuelle — qui est mené.
Avec l’actualité des dernières années, la donne a toutefois changé en matière de financement : les pratiques philan- thropiques ont été modifiées; et certains donateurs sont devenus plus frileux. « Cela se comprend, mais en même temps, les besoins sont si grands : à Laval seulement, plus de 10 000 personnes sont atteintes par la maladie d’Alzheimer! Nous avons toujours été soutenus par la communauté d’affaires de Laval. Un soutien exception- nel, qui nous permet aujourd’hui d’être pro- priétaires. Si nous avions un loyer à payer, nous ne pourrions pas offrir toute la gamme de services disponibles et répon- dre à notre mission. Vraiment, le soutien des gens d’affaires, qui ont cru en notre mission, a joué un rôle déterminant. »
Des gens de cœur
Cette mission interpelle également les employés de l’organisme, au nombre de 43. « Nos employés sont des gens de cœur, qui croient en notre approche humaniste, centrée sur la personne, préconisée par le mouvement Alzheimer Québec. La tâche est très exigeante; pourtant, nos employés choisissent de rester. Nous sommes comme une grande famille. C’est un milieu chaleureux, basé sur le respect. Et c’est un privilège que de pouvoir contribuer au mieux-être des personnes que nous accompagnons » conclut Mme Lalande.
« De savoir que votre proche
est en sécurité, qu’il est aimé, heureux, qu’il est respecté dans ses décisions, voilà le vrai répit. »
- Lise Lalande, directrice générale, SAL
Donnez à la
Société Alzheimer Laval : http://www.alzheimerlaval.org

