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L ' I N N É E T L ' A C Q U I S
Ze m’approche douzement de Mango et ze le
zens. Il me laizze faire et me zent auzzi. Nous
nous tournons autour et nous commenzons à
zouer tous les deux. Z’ezt un zuper partenaire de
zeu. Il ezt gentil, il ezt attentionné et… les
goldinettes, il ezt beaaaaaaau. Bah, oui ! Mon
prinze conzort ezt forzément zeune et beau !
Nous courrons, nous faizons des roulades, nous
courrons, nous nous zentons et là, ohhhhhh. Il
approze za truffe de la mienne et…. Bizous truffe
trop long… Oh, Mango vient de m’embrazzer.
Mon prinze conzort vient de m’embrazzer et ze
ne me zuis pas transformée en grenouille. Ze ne
veux plus zamais qu’on ze zépare, lui et moi. Il
ezt mon héros, mon prinze, mon roi.
Mango
Moman m’a expliqué qu’elle ne pouvait pas me garder avec elle jusqu’à ce qu’elle
trouve son nouvel appartement. Ici, je ne peux pas vadrouiller comme je veux et
elle ne souhaite pas ça pour moi. Nous allons rencontrer une gentille famille qui va
m’accueillir pendant deux mois. Nous l’avons déjà fait et je sais que je serai bien.
Nous allons dans un parc à chiens pour
que je me familiarise avec eux et avec leur
jeune goldinette. Je ne suis pas un chien
difficile, j’aime tout le monde. Nous
approchons et je les vois pour la première
fois. Ils ont l’air si gentil, je pense que ça
devrait coller. Et puis, je suis frappé de
paralysie temporaire. Je l’observe.
Oh, ce qu’elle est belle ! Oh, comme elle
marche bien droite avec son joli harnais
bleu ! C’est mignon un harnais bleu pour
une fille ! Elle est magnifique et moi, je
n’arrive plus à bouger. Je vais passer pour
un chien empoté et sénile. Il faudrait que
j’avance à leur rencontre, mais je suis
paralysé par sa beauté.
Elle me regarde, je la regarde. Un courant
magique passe entre nous. Comme si nous
étions atteints par la foudre de l’amour !
Bah oui, l’amour vient de me tomber dessus.
Je peux vous dire, les copains, que c’est
une sensation bizarre et délicieuse.
Nous nous approchons l’un de l’autre pour faire connaissance. Je la laisse me
découvrir à sa guise, sans la brusquer. Elle est un peu timide alors je prends les
choses en main, enfin en patte et je la sens doucement, délicatement. C’est une
jolie rose dont on a envie de prendre soin. Nous commençons à courir, à faire des
cabrioles, à courir autour de nos parents.
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