Page 24 - au coeur des ténébres
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– De rien ma chérie, je t'embrasse très
fort.
J'ai à peine la force de raccrocher le
téléphone ou de dire quoi que ce soit, j'ai
les jambes comme du coton. Et si mon
rêve se réalisait. Tu es complètement
folle ma pauvre Al, c'était juste un
cauchemar, rien de plus. Mais pourtant il
faut que j'en aie le cœur net.
« Vincent il faut que tu viennes avec moi
dans les bois, Jules est là-bas, tu sais
comme dans mon cauchemar. Ça ne veut
rien dire probablement, mais il faut que
je le vois, je serais rassurée.
– D'accord je t'accompagnerai.
– Non, je veux dire tout de suite, mets
tes baskets et on y va !
Pendant tout le trajet j'essaie de me
convaincre que ce n'était qu'un horrible
cauchemar, déclenché par les
événements de la veille. C'est souvent le
cas, les rêves reflètent le vécu de la
journée. J'ai lu ça dans un magazine
féminin récemment. Oui ça doit être ça !
Ça ne peut être que ça !
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