Page 16 - Rapport d'étonnement Cape Town
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1 / LE CAS MANDELA
Il n’est pas rare de voir un personnage emblématique passer au statut d’icône, de son vivant ou après sa mort et dès lors être exploité à des  ns commerciales. Nelson Mandela, l’un des plus grands,
ne fait pas exception à la règle. Son image est utilisée avec plus ou moins de discernement il faut l’avouer, et surtout à son corps défendant :
Madiba a en effet toujours fait savoir qu’il ne voulait pas être considéré comme une «idole» et le régime d’apartheid avait interdit toute diffusion ou reproduction de son visage pendant ses vingt-sept années de prison. La médiatisation n’en a été que plus forte à sa sortie, personne ne sachant à quoi ressemblerait vraiment le «prisonnier le plus célèbre du monde».
2 / LA MARQUE MANDELA
Cette marque, déposée à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
de Genève, vaut de l’or. Une partie de l’argent est reversée à la Fondation, qui contrôle ce business très lucratif. Toute utilisation doit d’abord être approuvée par les avocats de Mandela, qui ont d’ailleurs déposé ses noms les plus connus «Mandela» et «Madiba», mais aussi l’un de ses noms africain «Rolihlahla» ainsi que son numéro de matricule de prisonnier: «46664». Sans état d’âme comme le prouve l’une des déclarations de son avocat McRobert «Vous pouvez le traiter comme Kennedy, mais pas le transformer en Disney». Traduction, vous pouvez
en faire un aéroport mais pas un parc d’attraction...
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