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REDDY AMISI : L’HÉRITIER VIVANT

                         DE L’ÉLÉGANCE CONGOLAISE







































             À  Paris,  le  30  mai,  au  musée  du  quai  Branly    Aux côtés de Papa Wemba, figure absolue de la
             Jacques  Chirac,  un  concert  hommage  à  Papa  SAPE  et  de  l’élégance  congolaise,  Reddy  Amisi
             Wemba     viendra   prolonger   l’émotion   de   apprend,  observe,  absorbe.  Il  ne  copie  pas  :  il
             l’exposition  Africa  Fashion.  Mais  derrière  cet  transforme. Il devient l’un des visages de cette
             hommage,  il  y  a  une  présence  essentielle,  génération  qui  comprend  que  la  musique  et  le
             presque évidente : celle de Reddy Amisi. Parce   style sont indissociables.
             que parler de Papa Wemba sans évoquer Reddy
             Amisi,  c’est  oublier  l’un  de  ceux  qui  ont  porté,  Mais  Reddy  Amisi  ne  restera  pas  dans  l’ombre.
             incarné et prolongé son héritage.                Dès  1988,  avec  l’album  Zakina,  il  amorce  une
                                                              trajectoire  solo  qui  explose  dans  les  années
             De  son  vrai  nom  Rémy  Namwisi  Ngoy,         1990 avec des projets marquants comme Queen
             surnommé  «  Bailo  Canto  »,  Reddy  Amisi  n’est  Lina,  Injustice,  Prudence,  Ziggy  ou  Étoile.  Une
             pas seulement un artiste : il est un témoin vivant  musique ancrée dans la rumba congolaise et le
             d’une  époque  où  la  musique,  la  mode  et    soukouss, mais ouverte, vibrante, profondément
             l’attitude formaient une seule et même culture.  connectée  aux  réalités  sociales.  Ses  textes
             Très jeune, influencé par des figures comme Bob  parlent   d’injustice,   de   responsabilité,   de
             Marley ou Jimmy Cliff, il entre dans la musique  jeunesse, d’Afrique toujours avec cette volonté
             dès  les  années  1970,  enchaînant  les  groupes  de transmettre, d’éveiller, de construire.
             Chem  Chem  Yetu,  Juvenil,  Likamuisi,  No
             Lingwala  jusqu’à  une  rencontre  déterminante  En  2001,  il  quitte  Viva  La  Musica  pour  fonder
             orchestrée  par  Koffi  Olomide  :  celle  avec  Papa  son propre groupe, La Casa Do Canto, affirmant
             Wemba.  Cette  rencontre  change  tout.  Il  rejoint  définitivement  sa  voix.  Et  pourtant,  même  en
             alors  Viva  La  Musica,  laboratoire  artistique  et  affirmant son indépendance, il ne rompt jamais
             esthétique  où  se  fabrique  bien  plus  que  de  la  avec l’héritage. Au contraire, il le prolonge.
             musique : une identité, une allure, une manière
             d’être au monde.
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