Page 16 - 28-09-2019
P. 16

16                                                            CULTURE

             Samedi 28 Septembre 2019

                           Mostaganem                                        Journée mondiale du tourisme
                 Coup d'envoi du

                 Festival culturel                      CÉLÉBRATION DE LA FÊTE

             national de poésie                              DU COUSCOUS À ORAN

                              Melhoun

            Le coup d'envoi de la 7e édition du festi-  Des artisans ont célébré jeudi la fête du couscous dans une ambiance conviviale à la maison
            val culturel national de poésie Melhoun      de l’artisanat de haiEs‐sabah (est d’Oran) à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme.
            dédié à Sidi Lakhdar Benkhelouf a été
            donné, mercredi soir, à Mostaganem.
            Abritée par le théâtre régional "Djilali Ben
            Abdelhalim", la cérémonie d'ouverture de
            cette manifestation culturelle a été mar-
            quée par la présentation d'un montage
            musical du compositeur Amine Cheikh
            passant en revue plusieurs oeuvre poé-
            tiques des piliers du Melhoun à l'instar de
            Lakhdar Benkhelouf, Abdelaziz Elouazani,
            Cheikh El Souiri, Mohamed Benguitoun,
            Kaddour Benachour, Hadj El Miloud Elcho-
            krani et bien d'autres.
            Dans une allocution d'ouverture lue au
            nom du commissaire du festival, M. Nou-
            reddine Addad a affirmé que cette "mani-
            festation culturelle est l'occasion pour
            rappeler l'importance d'exploiter la poé-
            sie Melhoun étant un véritable coffre fort
            renfermant l'histoire de la nation".
            "Grâce à la science et la connaissance, le
            Festival est devenu un important maillon
            dans la chaine de production culturelle et
            littéraire à Mostaganem et un espace de
            rencontre pour les poètes, musiciens et
            chercheurs", a-t-il ajouté.
                                                        ette kermesse placée  manifestation est de faire  préparation du couscous ora-  dans la main" a exposé, à l'oc-
            La soirée d'ouverture a également vu la
                                                        sous le slogan "Cous-  connaître le plat du couscous  nais dans différentes occasions  casion, des épices entrant dans
            présentation d'un film documentaire sur
                                                  Ccous oranais: histoire et  oranais et ses spécificités dans  et fêtes religieuses, nuptiales et  les ingrédients de préparation
            Cheikh Belkacem Ould Said (1883-1945)
                                                  mode de préparation", a été  la perspective de l'officialiser et  autres. La fête du couscous  du couscous dont le safran
            retraçant son parcours artistique et sa
                                                  marquée par une séance tradi-  de créer la maison du couscous  oranais constitue une occasion  produit localement à la ferme
            contribution dans la sauvegarde du patri-
                                                  tionnelle de dégustation de  oranais pour valoriser ce plat  pour exposer une gamme va-  de Misserghine et des huiles
            moine populaire Melhoun.
                                                  plats de couscous dont la cuis-  désiré par les différentes  riée de ce plat préparé à base  extraits de la figue de barbarie.
            La deuxième journée de cette manifesta-
                                                  son et la saveur différent d’une  couches de la société.  de semoule et autres ingré-  La musique a été présente
            tion prévoit l'organisation d'un colloque
                                                  région à une autre, selon les  Organisée pour la première  dients aux vertus thérapeu-  dans la fête du couscous. Une
            national sur la contribution de la poésie
                                                  organisateurs.             fois dans la capitale de l’Ouest  tiques  et  qui  nécessite  troupe locale a gratifié l'assis-
            Melhoun dans l’histoire à la bibliothèque
                                                  La gérante de l’entreprise de  algérien, cette manifestation a  l'utilisation d'ustensiles tradi-  tance de chansons oranaises
            principale de lecture publique "Dr Moulay
                                                  produits alimentaires et de dié-  permis aux visiteurs et à l'assis-  tionnels en alfa dont le tamis et  sous la houlette du composi-
            Belhamissi" de Mostaganem avec la par-
                                                  tétique, Sakina Zeddour, orga-  tance dont des artisans en fa-  la "Midouna" et autres en po-  teur Hadj Mohamed et des ré-
            ticipation de 12 enseignants et chercheurs
                                                  nisatrice de cet événement a  brication alimentaire et des  terie. L’association de promo-  citals poétiques ont été animés
            venus de plusieurs wilayas du pays.
                                                  souligné que l'objectif de cette  intellectuels, de découvrir la  tion de la femme rurale "Main  par la poétesse Abbès Maissa.
                                                      "Terminal sud" de Rabah Ameur-Zaîmèche
                   Une chronique violente, intemporelle et apatride,
                                                          présentée à Bejaia


            Attendu pour restituer les affres de la dé-  intégral d’échanger et de s’exprimer en  sassinats qui lui sont rapportés par ses pa-  il est soumis à des séances de torture in-
            cennie noire et l’épisode du terrorisme des  français. Même les décors paysagers et les  tients et perpétrés par des groupes non  soutenable avant d’être relâché dans un
            années 1990 en Algérie, "Terminal sud", du  scènes urbaines tranchent avec les réfé-  identifiés, ni les menaces anonymes dont il  état proche de la mort.
            réalisateur Rabah Ameur Zaîmeche, projeté  rences nationales ayant été puisées exclu-  est fréquemment l’objet, ne le dissuadent  Récupéré dans une décharge publique, par
            mercredi soir à la cinémathèque de Bejaia  sivement de la carte du patrimoine du sud  de lâcher prise et de fuir avec sa femme à  un ami, il est vite pourchassé et traqué par
            aura pris de cours tous les spectateurs.  de la France et qui auraient pu trouver leurs  l’étranger. Mais un beau jour, tout bascule.  un autre groupe hostile, tout aussi ano-
            Non que le film ait fait l’impasse sur cette  équivalent dans n’importe quel coin du  Son beau frère journaliste de son état, est  nyme. Alors qu’il se trouvait à bord de la
            tragédie mais parce que son auteur est  globe. Visiblement Zaiîmèche a fait un  assassiné dans la rue, quasiment devant ses  voiture de son sauveur, il empoigne une
            resté muet délibérément sur l’identité du  choix scénographique délibéré, estimant  yeux et après avoir rendu son souffle dans  arme, trouvée dans la boite à gants , en
            pays qui la subit, la nature du conflit qui le  que la trame de sa chronique est courante  ses mains sur une table d’opération. Et  descend, et tire mortellement à bout por-
            traverse (insurrection ou contre-révolution)  dans diverses régions du monde en proie à  avant même qu’il ne s’en remette, il se fait  tant sur ses poursuivants. Une scene terri-
            et l’époque de son déroulement.     la violence armée et qui se partagent  réquisitionner manu-militari, par un groupe  ble, qui lui génère un choc émotionnel
            En somme, c’est un thriller abstrait, décela-  toutes les mêmes scènes de terreurs et  armée qui l’emmène en forêt, pour soigner  indicible. Lui dont les mains soignent ont
            ble sous toutes latitudes, car réunissant  d’horreurs. Les mêmes drames.  un des leurs, gravement blessé.   tué. Mais il a du s’y faire, et reprendre ses
            tous les ingrédients qui le caractérisent, no-  Sa chronique met en lumière un jeune mé-  Il réussit à le sauver mais il n’est pas tiré  esprits avant de se faire la malle, en rejoi-
            tamment la peur, l’angoisse et l’épouvante.  decin, sans nom (campé à l’occasion par  d’affaire pour autant. A son retour, un autre  gnant clandestinement un navire de mar-
            Le seul repère qui en trahit l’origine, reste  Ramzi Bedia) qui, malgré l’insécurité qui  groupe, l’attendait pour l’enlever à son tour,  chandise, mouillant vers un port étranger.
            les sonorités du langage algérien, distillées  l’entoure, continue a accomplir scrupuleu-  lui reprochant d’avoir remis sur pied un  Une histoire terrible, magnifiée par un jeu
            du reste avec parcimonie par certains pro-  sement et avec passion sa mission. Ni les  chef ennemi et le soupçonnant de travailler  des acteurs, notamment en plus de Ramzi,
            tagonistes lesquels ont fait le choix quasi  disparitions, ni les enlèvements, ni les as-  à sa solde. Et pour lui tirer les vers du nez,  Amel Brahim Djelloul, et Slimane Dazi.
   11   12   13   14   15   16   17   18   19   20   21