Page 41 - ENDIRE N°4 SEPTEMBRE17
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JOUR 11 : EN POUSSANT LE VELO
Étape suivante : Cachicadan à Paillasca.. Une journée courte mais intense, avec beaucoup de pistes
caillouteuses recouvertes de poussière et pas mal de dénivelé. Parfois même, il faudra pousser mon vélo sur de
courts tronçons très pentus. Malgré la nature de ces pistes on y croise tous types de véhicules : camions,
motos, 4x4 et même des bus ! Ce qui oblige à toujours rester très vigilant. Arrivé à Mollebamba, splendide et
vertigineuse descente de col, sur une petite route toute en lacets et épingles. Mais mauvaise surprise une fois
en bas, car, après avoir traversé le torrent, une montée identique vous attend. Le final sur Paillasca est assez
éprouvant avec des températures très chaudes. Je trouve un hébergement et aussi la possibilité de faire laver
mon linge.
JOUR 12 : UN MOMENT D’ETAT DE GRACE
Dès le départ de Paillasca c’est un pied total. D’abord, une descente de fou sur une piste assez roulante puis
de l'asphalte et surtout de supers sensations. L'impression d'être en osmose totale avec le vélo et de ne
même plus sentir le poids des sacoches ! Un moment d’état de grâce. La descente terminée, je me retrouve
dans un canyon et je longe un Rio, c’est le canyon des Pato. Spectacle grandiose, on se croirait dans le grand
ouest américain. Roches d’un rouge ocre et paysage dénué de toute végétation. Je vais suivre ce cours
d'eau. Journée caniculaire au fond de ce canyon où la caillasse emmagasine et réverbère la chaleur du
soleil. L’impression d’être dans un four géant. Je rencontre un couple français qui voyage, on échange un
peu. Que ça fait du bien d'entendre parler sa langue natale. Le soir, le tumulte et l’effervescence de cette
ville, qui au demeurant n’a rien d’attirant, contrastent avec le calme de la journée... il me tarde d'en sortir...
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