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23 capitales africaines reliées par avion
Lancée en janvier 2010, à Lomé, la compagnie aérienne Asky a été créée dans un
but : relier directement
les capitales politiques et économiques africaines
entre elles pour éviter aux voyageurs de transiter par des hubs européens.
Asky dessert aujourd’hui
23 métropoles en Afrique
de l’Ouest et en Afrique centrale, avec une flotte moderne de sept avions.
La compagnie a été soutenue par des institutions régionales, comme la Banque d’investissement et de
développement de la Cedeao (BIDC) et la Banque ouest- africaine de développement (BOAD).
Modèle de coopération sud-sud, Asky dispose d’un partenaire stratégique, Ethiopian Airlines, qui participe à son capital et l’assiste dans sa gestion. La compagnie aérienne opère plus de 200 vols par semaine. Elle a transporté 515 000 voyageurs en 2015, contre
un peu moins de 500 000 en 2014. Son chiffre d’affaires, lui, est estimé à 68 milliards de F CFA pour 2015. n
➙ édifiées par des entrepreneurs locaux. De son côté, le groupe espagnol Pefaco est en train de construire, non loin de l’hôtel Sarakawa, en face du siège du groupe Ecobank, un hôtel cinq étoiles équipé d’un centre de conférences.
Un nouvel aéroport de haut
standing
Avoir de bons hôtels ne suffit pas si les infras- tructures de transports ne suivent pas. Partant de ce constat, le Togo a décidé de remplacer le vieillissant aéroport Gnassingbé-Eyadéma, situé dans le quartier de Tokoin.
La nouvelle aérogare, dont les travaux avaient été lancés en 2012, a été inaugurée en avril 2016 par le président de la République. Très attendu, le bâtiment a nécessité un investissement de 150 millions de dollars, une somme déblo- quée grâce à un prêt de la Banque chinoise d’import-export.
Hub de la compagnie ouest-africaine Asky, l’aérogare va permettre à Lomé de viser 2 millions de passagers par an, contre environ 600 000 aujourd’hui. 50 000 tonnes de fret devraient y transiter, contre 15 000 tonnes actuellement. Pour Henok Teferra, le directeur général d’Asky, le changement est d’importance : « Il est évident que pour une entreprise comme la nôtre, qui a fait de Lomé son hub et qui transporte surtout des passagers en transit [75 % de la clientèle, NDLR], le nouvel aéroport est un atout décisif. » Il ajoute : « C’est une infrastructure de standard international comme il en existe en Europe ou en Amérique du Nord, avec des services qui n’existaient pas auparavant. »
21 000 mètres carrés
de superficie
Comptoirs d’enregistrement automatique, internet haut débit gratuit, boutiques et res- taurants modernes, passerelles télescopiques...
L’aérogare marque une rupture avec les précé- dentes installations. Réalisé par les entreprises chinoises Weihai International Economic and Technical Cooperative et China Airport Construction Group Corporation, le nou- veau terminal s’étend sur une superficie de 21 000 mètres carrés. Le parking avion est conçu pour recevoir 15 appareils gros-por- teurs, et 24 comptoirs d’enregistrement sont à la disposition des passagers pour réduire les délais d’attente. n
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PHOTONIKO


































































































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