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ÉCONOMIE
  CCIM), indiqua que le « volet 3 » de ce programme d’ investissements consistait en l’implantation d’une « zone logistique de 26.000 m2 », « avec de nécessaires réflexions sur la fiscalité et la mise en place de ports francs ou de zones franches, pour que cet arrière-port, indispensable, trouve toute sa justification écono- mique. » A suivre. Concernant les « vracs solides » maintenant, le clin- ker (matière première utilisée pour la fabrication du ciment) continue de baisser par rapport à l’an dernier (- 21.600 tonnes) mais la biomasse « prend le relais », poursuivit Jean- Rémy Villageois, dans le sens où cette matière « génère une forte aug- mentation de trafic » (+ 38.000 tonnes). La réalité de « transition énergétique » prendrait-elle le pas sur le secteur du BTP ? Le trafic annuel du Grand Port est de 3 millions de tonnes, et les produits pétroliers en représentent la moitié : l’activité SARA-EDF pesant environ 1,5 mil- lions de tonnes. Il est cependant à
La réalité de « tran- sition énergé- tique » prendrait- elle le pas sur le secteur du BTP ?
noter que les volumes traités par la raffinerie ont baissé de 30% entre 2015 et 2018 ; une baisse due selon le directeur la SARA (Philippe Guy) à des « décisions de remettre à hau- teur cet outil industriel et de le redé- velopper, à des arrêts techniques sur certaines unités (arrêts équivalant au total à plus de 3 mois dans l’année, ajouta le dirigeant) et à des pro- blèmes techniques ». Le trafic de passagers inter-îles se développe quant à lui « très fortement » (+ 25.250 passagers soit 22%) et est « surtout porté » par le trafic Marti- nique-Guadeloupe souligna Philippe Jock (un effet certainement lié à l’ augmentation du coût des billets d’avion, glissa-t-il). L’année 2018 a de nouveau été un excellent cru pour le secteur de la croisière (plus de 500.000 passagers) mais à écouter le président du conseil de surveillance du Grand Port « c’est peut-être la dernière année de cette importance » car les autres établissements por-
tuaires de la Caraïbe se sont refaits suite aux passages des cyclones Irma et Maria, et ont pour la plupart retrouvé leur niveau d’activité(s) ha- bituel (pour rappel : les îles impac- tées ne pouvant plus recevoir les escales programmées, les compa- gnies maritimes avaient donc « re- positionné » des escales sur le sud de l’ arc antillais, dont la Martinique pour la saison 2017-2018, ndr). Re- prenant alors la parole, Jean-Rémy Villageois de mentionner le projet « croisière durable », qui émergea lors des ‘Assises de l’Outre-mer’. Mais encore ?
Dans les grandes lignes, il s’agit là de « positionner le port comme fac- teur de vitalité du territoire à long terme ». Et le dirigeant d’indiquer la nécessité par exemple de moderniser la « gare croisière » et de travailler à des bâtiments « modernes et perfor- mants », de penser l’ aménagement du Port en fonction des flux ; tout
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