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 geant d’ajouter que le principal client du Grand Port, la CMA-CGM, « y trouve son compte en termes de fiabilité, de vision à long terme, d’engagement(s) et surtout en qualité de services de la chaîne portuaire ». Présent à
 Jean-Rémy Villageois, le président du direc- toire du Grand Port, débuta sa présentation en soulignant que le trafic de transbordement avait augmenté de 56% en 2018, ceci dans une croissance continue depuis 3 ans [soit 10.000 conteneurs ‘Equivalent Vingt Pieds’ (EVP) de plus chaque année]. Après avoir rappelé que ce trafic était fortement concurrentiel, le diri-
« C’est peut-être la dernière année de cette importance »
Alain Richard (MI)
cette conférence, le directeur de la « CMA-CGM Martinique » (Xavier Hauterat) indiqua d’ ailleurs un ob- jectif de 40.000 conteneurs « EVP » pour 2019 et glissa que Fort-de- France était « devenu un port impor- tant » pour la compagnie de transport maritime, soulignant ainsi qu’un « climat de confiance instauré avec les partenaires sociaux » per- mettait à la CMA-CGM d’investir sur ce port. Une « activité marchan- dises » qui, en outre, est soutenue par un programme d’ investisse- ments de modernisation, enclenché « de long terme ».
« Les grands ports doivent s’adapter... »
Le « volet 1 » de l’extension de la Pointe des Grives (le terminal conteneurs) a en effet été livré en 2017 : soit 3 hectares de terre-pleins supplémentaires, afin notamment de « résorber un gros problème de sa- turation » et de « répondre aux de- mandes actuelles du marché du transbordement régional ».
Le « volet 2 » de ce programme d’investissements, poursuivit Jean- Rémy Villageois, présente des « en- jeux d’adaptation » du Port et de ses quais à l’augmentation de la taille des navires et à l’évolution des tra- fics. Cette évolution, la « massifica-
tion » des échanges, les change- ments de lignes (« en réponse aux at- tentes des clients ») font que les grands ports doivent s’adapter ; et la « réponse » des dirigeants de notre établissement péyi a été d’ allonger les quais (« une nécessité », souligna le président du directoire). De l’ or- dre de 400 mètres aujourd’ hui, ces longueurs de quais sont en effet « to- talement insuffisantes pour des na- vires de près de 300 mètres, qui toucheront la Martinique dans un avenir très proche. » L’allongement de ces quais devrait être d’au moins 120 mètres, et il s’agira en outre de les doter « d’outillages performants pour répondre aux demandes des clients ». Des décisions rendues né- cessaires par un « enjeu de position- nement » de l’entité martiniquaise en tant que « port compétitif de la ‘Caraïbe sud’, capable d’absorber des trafics venant d’Europe, d’Amé- rique du Sud et centrale ». Et Jean- Rémy Villageois d’indiquer que le « conseil de surveillance » de l’éta- blissement portuaire avait voté (le 26 mars dernier) le lancement de ce projet global : soit 50 millions d’eu- ros pour cet investissement (les tra- vaux devraient commencer en fin d’année, ajouta le dirigeant).
Débutant son propos, le président de ce conseil de surveillance, Philippe Jock (par ailleurs président de la
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