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MARCHER POUR SERVIR
« A Jupilles lundi 14 janvier 2019 »
Par Jean-Claude Reysseguier
John of England vs Louis of France
Jupilles est une petite commune au centre du croissant ouvert au sud que forme la forêt de Bercé. Avec une altitude maximale de 172 mètres, un des points culminants du canton de St Calais, elle fut au 18ème siècle l’un des 35 sommets de la Sarthe qui servirent de points de triangulation pour établir la carte de Cassini.*
En 1876 elle possédait 1402 habitants. Son déclin démographique s’est accéléré à partir de 1911, puis du fait de la grande guerre, à mesure que les forestiers qui composaient sa population partaient au front ou subissaient la disparition de la saboterie dont nous reparlerons plus loin.
Il semble que le nom Jupilles ait été importé de Jupille dans l’actuelle Belgique par une relation entre les maires du palais et les évêques du Mans. Ce fait aurait pu se produire à l’époque où Pépin de Herstal dit Pépin le Gros ou Pépin le Jeune (v. 640-714) était maire du palais en Austrasie et possédait le domaine de Jupille. (De son épouse ou concubine Alpaïde naquit leur fils Charles Martel).
A l’origine du nom Jupille en Wallonie on trouve Iovis villa d’où dérivent Iovilla puis Iopilla, Jupilla et Jupille, ville dédiée au culte de Jupiter.
Une autre hypothèse associe au diminutif roman -illa le celtique iuppo, le tout signifiant petit genévrier.
Il est aussi amusant de se pencher sur l’étymologie du nom Dinan, celui du ruisseau qui traverse la commune. Pour certains, à l’origine se trouverait le mot dun composant dunham (ville fortifiée) prononcé en dinham. Si cette explication convient à Dinant en Belgique et Dinan en Bretagne, mieux vaut retenir pour cette petite rivière soit l’association des racines celtiques divos (dieu) et nant (vallée)
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