Page 20 - Bul_07_03_19
P. 20

Outre ses qualités militaires éminentes, sa charge de sénéchal, reçue d’Arthur sous la désignation du roi de France, charge qu’il conserva agrandie sous des règnes souvent ennemis et qu’il transmit héréditairement à sa famille lui assurèrent considération et une fortune telle qu’il put faire bénéficier son épouse d’un douaire.
La Pilletière
  D’après les archives du Maine, un chevalier, Jeannin Pillet tenait « hébergement de soldats et en 1341 en rendit aveu au baron de Château du Loir ». Devenu château, cet ancien hébergement conserve une aile du 14ème siècle donnant sur la vallée du Dinan et sur l ‘étang. Agrandi et modifié sous le Directoire, tel est le château actuel.
En 1869, un humaniste, Paul de Villepin, officier de marine fraîchement retraité qui a reçu le château par son mariage, fonde une ferme école pour y instruire les agriculteurs du pays. Le château sert aux élèves de salles de classe, de dortoirs et de réfectoire. De nombreuses récompenses aux concours agricoles témoignent de la qualité de l’élevage de cette ferme qui, à son époque, est très moderne. Paul de Villepin fait venir l’eau courante dans ses champs par un ingénieux système d’irrigation. Un moulin sur le Dinan produira l’électricité pour le château et la force motrice pour broyer le fourrage du bétail. En 1887 on doit également à Paul de Villepin l’adduction d’eau au village dont il est maire au moyen d’un bélier hydraulique et la construction, à ses frais, de la route qui mène à la forêt et dont il fera don à la commune.
L’industrie du bois et le sabot de Jupilles
En 1669 Colbert organise l’exploitation et le peuplement de la forêt de Bercé dont le chêne doit servir à la construction navale. Lorsque le bois ne fut plus utilisé pour cet usage, la forêt continua à fournir nombre d’emplois
En 1876, alors que la population de Jupilles avait atteint
son maximum de 1402 habitants, une grande partie de
cette population, artisans ou tâcherons, vivait de la forêt et
du bois : bûcherons, éhouppeurs, scieurs de long,
charretiers-fardiers, fendeurs, lattiers, merrandiers et doleurs (tailleurs des douelles destinées à la fabrication des fûts), charbonniers, bûcheurs et sabotiers au nombre de 450.
Leurs saints patrons étaient St Jacques puis St René. On appelait « cervelle de St René » la cire servant à masquer les défauts du bois ou les imperfections.
 Sommaire page 19






















































































   18   19   20   21   22