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Au début du 20ème siècle, on produisait, chaque année, 450000 paires de sabots qui arrivaient bruts de la France entière pour être artistement finis, peints, vernis, bridés ou sculptés par les femmes. Une rosace ou des fleurs constituaient la marque distinctive. La concurrence de chaussures en cuir bon marché amena les sabotiers à concevoir des modèles légers et élégants, extrêmement décorés et aux formes les plus variées, en particulier le sabot à la poulaine. Ces sabots étaient expédiés jusqu’au Canada, en Australie en Nouvelle-Zélande et aux USA, après qu’ils aient séduits les GI en 1917.
Dans les années 1920 il fallut remplacer les sabotiers qui avaient disparu pendant la guerre de 1914- 1918. La mécanisation permit de soutenir la production mais en 1934 apparut la botte en caoutchouc. Le sabot de bois résista jusqu’à la guerre de 1939-1945 puis la production cessa définitivement.
*Quatre générations de Cassini se sont succédé, pendant 60 ans, à la fin du 17ème siècle et au 18ème siècle, pour établir, à la demande de Louis XIV et de Colbert, par un système de triangulation, la première carte exacte du royaume à l’échelle d’une ligne (2,256 mm) pour 100 toises (100 x 1,949 m) soit 1/86400ème
canevas carte de 1744
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