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LES ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION EN 2018 RAPPORT D'ACTIVITÉ 2018
 FRANCE TERRE D’ASILE EN TUNISIE :
LA MAISON DU DROIT ET DES MIGRATIONS
À travers sa section locale et la gestion de Maisons du droit et des migrations à Tunis et à Sfax, France terre d’asile œuvre au renforcement des capacités de la société civile et à la mise à l’agenda pacifique des questions
de migrations et d’asile en Tunisie depuis 2012.
Elle y contribue avec la réalisation d’activités de formation, d’accompagnement aux micro-projets, de développement d’expertise et d’assistance aux migrants.
L’année 2018 a été marquée par la finalisation de deux projets initiés par notre organisation en 2016. Complémentaires dans leurs objectifs et leurs activités, les projets ADEM « Pour l’accompagnement et la défense des migrants » financé par l’Union Européenne et PMGTS « Plateforme d'assistance aux migrants dans le grand Tunis et la région de Sfax » financé par la Coopération suisse ont pris fin à la mi année tandis que le projet PMGTS 3 a débuté le 1er juillet pour une période de 24 mois et s’inscrit dans leur continuité. Parallèlement, nous avons poursuivis notre action en faveur du renforce- ment des capacités des ONG pour mieux lutter contre la traite des êtres humains en Afrique, à travers le projet Recolteha, dans un contexte de structuration des actions de lutte contre la traite en Tunisie et de développement de réseaux d’acteurs en Côte d’Ivoire et au Sénégal. En matière de migrations et d’asile, la Tunisie n’a pas connu d’évolution majeure sur le plan législatif. Le pro- jet de loi relatif au droit d’asile est toujours en attente d’adoption, tout comme le projet de stratégie nationale migratoire. Il convient néanmoins de saluer l’adoption d’une loi relative à l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale le 9 octobre 2018. Il s’agit d’une avancée majeure pour le respect des droit humains qui a été portée par une forte mobilisation associative sur la thématique de la discrimination raciale que nous avons contribué à faire émerger dès 2013. En effet, le racisme, y compris sous forme de violences physiques, reste une réalité pour de nombreux migrants en Tunisie.
  


























































































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