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 RAPPORT D'ACTIVITÉ LES ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION EN 2018
2018
L'EXPERTISE
ET LE PLAIDOYER 2018
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    RÉÉQUILIBRER LA LOI ASILE-IMMIGRATION
Au premier semestre 2018, nos activités de plaidoyer se sont particulièrement concentrées sur la loi asile-immi- gration, finalement adoptée en août et publiée en sep- tembre (voir Temps forts). Outre le travail inter-associatif ayant pour objectif de porter des recommandations puis des amendements communs, France terre d’asile a également été auditionnée à plusieurs reprises par l’Assemblée nationale et le Sénat, autant sur le volet accueil que le volet rétention. L’association a également soumis de nombreux amendements sur le texte, notam- ment sur une réforme du premier accueil et la garantie d’un hébergement le plus tôt possible.
Par ailleurs, nous avons organisé en avril 2018 à l'As- semblée nationale un colloque en collaboration avec la Fondation Heinrich Böll France présentant les diver- gences et convergences entre les politiques d’accueil françaises et allemandes. Le système allemand ayant été souvent cité en « modèle » pendant les débats, France terre d’asile souhaitait apporter un éclairage sur la réalité de l’accueil dans ce pays.
IDENTIFIER ET PROTÉGER LES PERSONNES VULNÉ- RABLES ET LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE France terre d’asile a continué en 2018 le travail initié depuis plusieurs années sur les personnes vulnérables et en particulier les femmes victimes de violence ou de traite des êtres humains. En mai, nous avons publié une étude inédite sur les violences subies par les femmes demandeuses d’asile et réfugiés en France. Cette étude a mis en valeur les différents types de violences subies et les facteurs de risque tels que des conditions d’accueil insuffisantes et précaires. En parallèle de cette étude nous avons contribué à un projet européen sur la même thématique « Safe Women In Migration », qui a notam- ment permis de développer des modules de formation. Le besoin de formation faisait partie des recommandations centrales de notre étude. Nos actions ont participé à la prise de conscience du besoin de structures d’accueil spécialisées pour les victimes de traite, de violences ou les personnes LGBT. La Direction asile participe ainsi au groupe de travail piloté par la Direction générale des étrangers en France sur ce sujet.
De même, nous avons poursuivi nos actions en faveur
des victimes de traite. Nous avons mis en œuvre, en partenariat avec les Croix-Rouge britannique, croate et hollandaise, le projet « STEP » dont l’objectif est de faciliter l’identification et l’intégration des victimes de traite dans un contexte de migrations de transit. La col- laboration initiée avec la Pacific Links Foundation dans le cadre de notre projet d’identification des victimes de traite vietnamiennes a notamment conduit à une ren- contre avec la Mission interministérielle de protection des femmes contre les violences et lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) pour les sensibiliser sur ce public. Enfin, nous avons plaidé, notamment dans le cadre de l’adoption de la nouvelle loi asile-immigration pour la fin de la rétention des personnes vulnérables. En dépit d'un plaidoyer porté par de très nombreux acteurs associa- tifs ou institutionnels, et malgré des débats houleux, la possibilité de placement en rétention des enfants a été maintenue. Suite à ces débats, un groupe de travail sur la rétention des personnes vulnérables a été formé par des parlementaires de la République en Marche. France terre d’asile a été auditionnée par ces députés et a mis en avant les alternatives existantes et l’effet négatif de la rétention sur ces personnes.
   























































































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