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Beti Ellerson / Les professionnelles africaines du cinéma    641

          devenir professionnels. La plupart d’entre eux ne parviennent pas à devenir
          réguliers, mais l’IIFF est le plus ancien. Nous avons vraiment essayé de
          porter le flambeau du cinéma fémini. Cette année, nous avons travaillé pen-
          dant 8 mois sans un seul centime dans nos poches. Mais nous avons dit :
         « Nous allons faire en sorte que cela se produise ». J’espère que les gens ne
          vont pas considérer le travail de ce festival de cinéma comme le travail re-
         productif normal et non rémunéré des femmes. J’espère que les gens vont
         se rendre compte que notre travail a une valeur commerciale et qu’ils vont
         reconnaître cette valeur commerciale comme le font les autres festivals...

            Déclaration à l’occasion du deuxième Forum des femmes africaines
         dans le cinéma
            Fait à Accra, au Ghana, le 25 septembre 2013, au nom de tous les participants.
          Rédigée par Nanahemaa Awindor (Ghana), Beti Ellerson (États-Unis) et Tsitsi
          Dangarembga (Zimbabwe).

            S’étant réunies à l’African Regent Hotel, Accra, à l’occasion du Fonds
          de développement des femmes africaines (AWDF), deuxième Forum des
          femmes africaines dans le cinéma qui s’est tenu du 23 au 25 septembre
          2013, sur le thème, « Créer un contenu convaincant de justice sociale pour
          le cinéma et la télévision ».
            Après avoir délibéré sur la situation des femmes africaines dans le ci-
          néma africain aujourd’hui et :
            1. reconnaître les difficultés de financement et les disparités auxquelles
          sont confrontées les réalisatrices africaines pour trouver des fonds pour leur
          travail;
            2. reconnaître la nécessité de développer notre capacité à écrire pour le
          grand écran ou la télévision afin de raconter nos histoires ;
            3. reconnaître la nécessité d‘une collaboration accrue entre nous afin de
         réaliser des produits performants et compétitifs ;
            4. réaffirmant la nécessité d’un renforcement continu des capacités et
         d’un meilleur transfert des compétences pour favoriser les produits susmen-
         tionnés ;
            5. de plus en plus conscients de la nécessité d’harmoniser notre diversité
         dans le domaine de la production culturelle en ce qui concerne la langue et
         d’autres facteurs;
            6. réaffirmant la nécessité d’améliorer les possibilités de distribution et
         d’exposition de nos projets;
            7. profondément préoccupés par le fait que les médias représentent une
         voix sociale et une position d’autorité, de sorte que ce qui apparaît dans les
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