Page 28 - numéro 6
P. 28

Une histoire à suivre par Elise








                  Résumé de l’épisode 2: Eléonore, Louisa et Léonard se sont
                 retrouvés sur une colline, au milieu d’une forêt. Des oiseaux

                 poussent des cris étranges et pour couronner le tout, Louisa

                      tient absolument a pénétrer dans cette jungle hostile.




                  Léonard et moi, on se regarde, ne sachant pas quoi faire. Doit-on la suivre et
           risquer notre vie ou essayer de la convaincre de rester à découvert ? La laisser s’en aller
           toute seule n’est pas une option. Car nous le savons tous les deux : cet endroit est
           dangereux.
                  D’un accord tacite, nous nous mettons à courir derrière Louisa.
           - Louisa, s’il te plait, attends-nous ! Tu ne peux pas partir toute seule, c’est trop
           dangereux !
                  Léonard s’époumone dans l’espoir qu’elle nous attendra. Enfin, elle s’arrête et se

           retourne.
           -Ah, finalement vous venez ? Vous vous êtes enfin rendus compte que je vous étais
           indispensable ?
           Nous la rejoignons en courant. Nous voyons bien qu’elle n’est pas si mécontente qu’on
           l’ait rejointe, elle a un petit sourire en coin. Je la serre dans mes bras.
           - Bien sûr que tu es indispensable. Tu es notre amie et nous avons besoin de toi.
           - Très bien ! Alors, puisque vous avez décidé de me rejoindre parce que vous aviez peur
           de rester tout seul, je décide du plan et…
                  Léonard ouvre la bouche mais je lui lance un regard qui signifie clairement :

           « laisse tomber ». Pour mon ami, reconnaitre qu’il est en tort devant Louisa est tout
           simplement un supplice. Surtout que dans ce cas-là, elle n’a pas raison.
                  Mais il la laisse continuer à mon grand soulagement :
           - Donc je décide qu’on va tout droit par-là, dit-elle en pointant un chemin à notre
           gauche.
                  En réalité, ce n’est pas vraiment un chemin, c’est plutôt un endroit où les
           branches des buissons sont aplatis de façon à libérer un espace pour marcher, laissant
           apparaitre une clairière au bout. Tant qu’à faire, elle a raison, autant se mettre dans
           une clairière, c’est moins dangereux que dans ces sous-bois, je pense.
   23   24   25   26   27   28   29   30   31   32   33