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  médicinales) pour 1 litre d’eau, à laisser bouillir 5 mi- nutes. 1 tasse, 3 fois par jour, de préférence après les repas. Appliquez la décoction, refroidie, sur les my- coses cutanées.
• Vins d’angélique : les recettes sont nombreuses et associent généralement 30 g de racines (ou 50 g de tiges) pour 1 litre de bon vin rouge auxquels on ajoute, selon les goûts et les effets thérapeutiques attendus, une ou plusieurs des plantes suivantes : cannelle (4 g), noix de muscade râpée (4 g), clou de girofle (1 ou 2), gentiane (20 g), millepertuis (20 g). Laissez macérer 1 semaine dans un bocal fermé. Filtrez. Prenez-en un petit verre en apéritif ou au coucher.
On récolte les semences lorsqu’elles commencent à devenir brunes. Coupez les ombelles, faites-les sécher à l’ombre, éliminez les débris végétaux. Pour les tiges et les feuilles, attendez juin-juillet et prélevez les racines à l’automne. Rincez-les à l’eau. Attendez qu’elles soient bien sèches avant de les couper en rondelles.
Artichaut | Cynara scolymus
Cousin du chardon, l’artichaut était déjà apprécié des an- ciens Égyptiens. En France, il n’est apparu réellement que sous François Ier. Il ne s’agit pas d’une fleur, comme on a l’habitude de le penser, mais d’un capitule, c’est-à-dire de l’inflorescence. La fleur, en fait, est composée de multiples fleurons qui forment... le foin. Quand l’artichaut fleurit, le foin devient alors bleu, formant la fleur.
Les propriétés thérapeutiques de l’artichaut se concentrent dans ses feuilles. Or, on l’achète généralement sans les feuilles, qui restent sur la tige chez le maraîcher... C’est donc sous forme de compléments alimentaires qu’on les retrouve, en extrait sec. Les propriétés de la feuille d’arti- chaut sont attribuées à certaines substances particulières : la cynarine (isolée au milieu du XXe siècle par des cher- cheurs italiens), mais aussi d’autres composants plus ré- cemment identifiés comme la lutéoline. On recommande les extraits de feuille d’artichaut dans les indications sui- vantes :
• Hypercholestérolémie : plusieurs études scienti- fiques, in vitro et in vivo, ont montré l’intérêt de la feuille d’artichaut pour faire baisser les taux de
cholestérol et de triglycérides. Le niveau de « bon cholestérol » (HDL) augmente, celui du « mauvais » (LDL) diminue. Une recherche in vivo menée avec une substance extraite de la feuille d’artichaut, la lutéoline, montre que cette dernière réduit jusqu’à 60 % la biosynthèse du cholestérol. D’après toutes les études réalisées, les chercheurs pensent que la feuille d’artichaut ralentirait la production de choles- térol par l’organisme et en accélérerait son évacuation naturelle. Une étude, publiée en mars 2000 et menée auprès de 143 personnes atteintes d’hypercholesté- rolémie, fait état de résultats très intéressants avec une baisse moyenne de 18,5 % du taux de cholestérol global en 6 semaines de traitement avec un extrait de feuille d’artichaut.
• Protection du foie : la feuille d’artichaut augmente la sécrétion de la bile et semble avoir des propriétés hépatoprotectrices et antioxydantes très proches de celles des graines de chardon-marie (plante cousine de l’artichaut). Une étude a montré qu’un extrait de feuille d’artichaut protégeait les cellules contre les effets toxiques du tétrachlorure de carbone, un poi- son. Par ailleurs, il semblerait que la régénération des cellules hépatiques saines soit accélérée.
• Troubles digestifs : la feuille d’artichaut est conseillée en cas d’aigreur d’estomac, de constipation, de nau- sées, etc. Parmi les troubles digestifs, le syndrome du côlon irritable, qui semble résister à de nombreux traitements, régresse souvent avec l’extrait de feuille d’artichaut.
• Diarrhée : manger de jeunes artichauts crus est une méthode réputée pour faire cesser la diarrhée.
Aspérule odorante | Asperula odorata
L’aspérule odorante pousse de préférence dans les forêts de feuillus. Elle est fréquente en Suisse, en Allemagne, en Belgique et en France, où on la trouve plutôt au nord de la Loire. On pourrait imaginer reconnaître l’aspérule odorante à son parfum, mais c’est impossible car sa déli- cate odeur de vanille et de miel se développe lorsqu’elle sèche. Le célèbre tabac à pipe Amsterdamer lui doit son arôme très spécial. C’est une petite herbacée à la tige
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