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LES OREILLERS DE COMBAT




                   Un dimanche nous faisions la grasse matinée pendant que les

              parents étaient occupés au rez-de-chaussée. Mon frère ne ratait donc

              pas cette occasion pour s’adonner à quelques facéties.



                      C’est ainsi qu’il vint dans ma chambre pour me taquiner. Nous
              avions déclenché une bataille, avec une nouvelle stratégie «les

              oreillers de combat».



                      Mon père, attiré par les bruits et disputes du premier étage

              intervint pour mettre un terme à ce vacarme.

                      Quelle ne fut pas sa surprise de voir les plumes des oreillers

              virevolter dans toute la chambre, devant notre insouciance et nos

              rires d’enfants. Lorsque mon père essaya d’y mettre un terme, et

              nous d’échapper à une probable punition, je tentais de m’esquiver

              par l’escalier, suivie par mon frère que je n’avais même pas remarqué
              derrière moi dans cette précipitation.



                      Arrivée au rez-de-chaussée, je refermais avec une certaine

              rapidité la porte du séjour en la claquant vivement quand j’eus la

              désagréable surprise de me rendre compte que mon frère juste
              derrière moi, venait de subir un accident par ma faute, puisqu’il se

              prit la poignée de la porte que j’avais brutalement refermée, sur lui et

              dans l’oeil gauche.

                      Mon frère hurlait, le sang giclait devant mon impuissance à y

              remédier. Finalement et heureusement pour lui, il avait été atteint

              juste au-dessous de l’œil, qu’il avait failli perdre à quelques
              millimètres près.





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