Page 41 - LES FLEURS DE MA MEMOIRE BIS
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Je culpabilisais pendant quelque temps de ce que je lui avais
causé, d’autant plus que je le maudissais d’avoir crevé l’œil de ma
poupée devenue borgne ! Désemparée, je me sentais coupable d’avoir
commis l’irréparable.
Finalement, il y eut plus de peur que de mal pour lui,
Cette histoire fut très vite oubliée... mais quelques décennies
plus tard lors d’un tragique événement, mon frère fut atteint d’une
longue maladie, et cet œil en question fut le premier touché par les
métastases, et je culpabilisais à nouveau en me remémorant les
conséquences douloureuses de ce souvenir des oreillers de combat.
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