Page 59 - LES FLEURS DE MA MEMOIRE BIS
P. 59

Le paysage me paraissait monotone, nous traversions des

              champs à perte de vue, mais cet événement était tellement important
              pour moi qu'il m'a définitivement marquée.



                      A l'approche de la ville, je pouvais admirer de jolis villas qui

              n'avaient rien à voir avec l'architecture des maisons du Nord de la

              France, j'ai toujours d'ailleurs apprécié ces jolies maisons flamandes
              décorées avec goût que l'on peut admirer le long des routes de

              Flandre néerlandophone.

                   Je n'ai pas oublié lorsque mon père m'a demandé de respirer

              profondément, pour humer l'air iodé, dès notre arrivée et de goûter

              le sel sur mes lèvres.
                        Lorsque nous sommes descendus de la mobylette, pour nous

              promener dans la ville, je restais muette et éberluée devant toutes

              ces boutiques achalandées de bouées, ballons, parasols et autres

              articles de plage que je découvrais pour la première fois de ma vie.

                      Puis nous nous sommes aventurés vers la grande plage, c'était
              la marée basse et je me trouvais devant cette immensité de sable fin

              et d'eau grise et remuante de vagues molles de la Mer du Nord que je

              venais enfin de découvrir, malgré la température de l'eau peu propice

              à la baignade. Il y avait de nombreuses mouettes bruyantes, et un peu

              plus loin on apercevait quelques dunes.

                      Mon père ne faisait jamais les choses à moitié, comme tout bon

              vivant qui se respecte – la devise des « Lesaffre » - il m'emmena dans
              un restaurant très chic, ce fut la fête pour moi.












                                                                                                          58
   54   55   56   57   58   59   60   61   62   63   64