Page 45 - La pratique spirituelle
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Si l’on intègre la méditation comme une pleine écoute, il   fonction. C’est en explorant la vraie nature du désir, c’est-à-
 n’y a pas de danger, car l’écoute est inclusive, et est accueil des   dire l’unique désir qui sous-tend tous les désirs, que l’objet de
 choses telles qu’elles sont. Si l’on confond la méditation avec   la quête se révèle.
 une concentration, il peut y avoir des efforts maladroits qui
 induisent des réactions, tant sur le plan corporel qu’émotion-
 nel ou mental.

 Sinon quels peuvent être les dangers ou difficultés pour une per-
 sonne non avertie ?
 Tout d’abord, de prendre la méditation pour un faire, et
 de s’enfermer dans une activité répétitive stérile, qui n’amène
 qu’à un semblant de bien-être, remis en cause au moindre
 coup de vent.
 Ensuite, de croire en la réalité d’un méditant, qui n’est
 qu’une idée construite, sans réalité substantielle. Sans cette
 idée du méditant, ni d’un objet à atteindre, que reste-t-il de la
 méditation ? Il convient d’explorer cette question, en évitant
 d’y répondre hâtivement.
 Enfin, de maintenir une concentration sur l’absence d’ob-
 jet, qui devient alors un but à atteindre, et une fausse réalisa-
 tion. Tant que l’absence n’est pas transcendée, la présence qui
 la contient n’est pas révélée.

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 Je suis partagée parce que j’aimerais avoir un maître à penser.
 Or, j’en ai trois. Je pratique une respiration régulière tous les
 jours. Je prends des instants dans la journée pour écouter ce qui
 se passe en moi. Je ne trouve pas le fil conducteur à tout cela. Je
 ne sais plus. Et moi-même, je me dis « tu es ton propre maître ».
 Le Soi est l’unique maître. Il est déjà présent et réalisé. Les
 enseignements et enseignant(e)s ne sont là que pour vous rap-
 peler cette évidence. Ils disparaissent lorsqu’ils ont rempli leur




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