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culture





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                   de Sellon, à La Fenêtre, notamment George Sand   l’empereur  Nicolas  I )
                   et Franz Liszt, en 1836 .              et  son  second  époux,
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                   De 1819 à 1882 La Fenêtre restera la propriété de   le   comte   Gregorii
                   la famille de Sellon et de leurs héritiers, puis de   A l e x a n d r o v i t c h
                   1882 à 1937 la famille des banquiers Hentsch.   Stroganoff   (1823-
                   De 1938 à 1940 la villa sera la résidence de deux   1879). Le 21 mai (9 mai
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                   directeurs  généraux  de  l’OIT  (le  2   et  le  3 ),   1857 selon le calendrier
                   et de leur famille, puis de 1973 à 2013, de sept   russe Julien) naîtra leur
                   Directeurs généraux de l’ONUG et de leur famille   fils,  le  comte  Grégoire
                   (du 5  au 11 ).                        Strogonoff,  au  Bocage,
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                                                          qui  décèdera  en  1859,
                   Les FEUILLANTINES                      à  Rome.  Vers  la  mi-juillet  de  la  même  année  le  célèbre  peintre  F.X.
                   La dernière et dernière propriété acquise par la   Winterhalter  fera  le  portrait,  en  pied,  de  la  grande  duchesse  sur  la
                   SDN est celle nommée « Les FEUILLANTINES »   terrasse de la villa (tableau conservé au Musée de l’Ermitage à Saint-
                   par  les  propriétaires,  en  1901,  Gustave  de   Pétersbourg).  Pour  conserver  un  souvenir  de  son  séjour  au  Bocage
                   MORSIER  et  son  épouse  Blanche  (née   Maria  Nikolaïevna  fera  réaliser  par  le  non  moins  célèbre  Alexandre
                   Claparède),  en  souvenir  de  leur  séjour  à  Paris   Calame  une  « vue  du  Mont-Blanc  depuis  Pregny (ou  du  Bocage ?)  »
                   (1898-1902) rue de Feuillantines, où vécut Victor   (tableau conservé dans le même Musée). Durant le séjour de la Grande-
                   Hugo. Elle fut construite en 1888, par l’architecte   duchesse l’écrivain Léon Tolstoï se rendra une dizaine de fois dans la
                   G.  Brocher,  pour  l’épouse  du  Peintre  Étienne   villa  pour  rendre  visite  à  ses  cousines,  Elisabeth  et  Alexandrine  qui
                   DUVAL  (1824-1914),  Sophie  (née  MARCET).   étaient au service de Maria Nikolaïevna.
                   De  nombreuses  personnalités  furent  invitées   De 1869 à 1873 les locataires seront le duc et la duchesse de Bourbon, et
                   aux Feuillantines, citons simplement le capitaine   leurs enfants. Charles de Bourbon, connu sous le nom de « don Carlos »
                   Dreyfus (1903 et 1905), le commandant Charcot   qui était « prétendant au trône d’Espagne ». Un de leurs enfants naîtra
                   (1911). Elle sera le siège de la « Représentation de   au Bocage le 28 juillet 1871, SAR l’infante Elvire de Bourbon.
                   l’Union Sud-Africaine auprès de la SDN » (1934-
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                   1940 ?).  De  1947  à  1979  elle  sera  la  résidence   De la fin du XIX  siècle au début de la Seconde Guerre mondiale, la villa
                   de cinq hauts fonctionnaires et de leur famille,   sera la propriété de la famille américaine Scott. Alfred Scott et son épouse
                   dont un Secrétaire exécutif de la CEE et un DG   Ella Frances Puffer obtiendront leur « Permis d’établissement à Genève »
                   du GATT, puis de trois Directeurs généraux de   en 1892. Comme je le rappelai dans mon allocution, Alfred SCOTT était
                   l’ONUG (le 3 , le 4  et le 5 ). Depuis 1995 l’avenir   un industriel, né à Montgomery, dans le comté d’Orange (son épouse
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                   de cette propriété reste incertain.    Ella Frances était de Boston). Propriétaire du Bocage, il avait fait fortune
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                   Le BOCAGE                              de  « l’Émulsion  Scott »  (encore  vendue
                   En  1954  Les  Nations  Unies  procèderont,  en   de  nos  jours),  C’était  un  breuvage  issu
                   collaboration  avec  les  autorités  genevoises,  à   de  l’huile  de  foie  de  morue  très  utilisée
                   l’échange du Chêne contre Le BOCAGE. La villa   comme  complément  alimentaire  au  19
                                                                                         e
                   fut construite en 1823-1824 par Jeanne-Victoire,   et au début du 20  siècles. Il avait réussi
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                   duchesse  de  Clermont-Tonnerre  (1777-1849),   à  supprimer  son  mauvais  goût  et  son
                   sœur aînée de J.-J. de Sellon. Cette villa possède   odeur très désagréable, rendant ainsi son
                   une  particularité  pratiquement  unique  dans  le   émulsion « aussi savoureuse que du lait »
                   canton de Genève, la présence d’un grand salon   (« palatable  as  milk »),  il  faut  dire  qu’il
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                   ovale (68 m ), à peine plus petit que celui, bien   avait un très grand sens de la publicité et
                   plus  célèbre  des  présidents  américains,  dans   de la communication, ce qui fit sa fortune.
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                   la  « Maison  Blanche »  de  Washington  (75  m ).   Alfred Scott décèdera au Bocage au début
                   De  nombreuses  hautes  personnalités  y  furent   de l’année 1908.
                   invitées à La Fenêtre. Du temps des Clermont-  De  1955  à  1978  la  villa  sera  mise  à
                   Tonnerre (de 1821 à 1835), le duc d’Orléans (le   disposition  du  GATT.  En  1957-1958  la
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                   futur « roi des Français » Louis-Philippe I , de   villa sera considérablement agrandie par
                   1830 à 1848) et une partie de sa famille en juillet   la  construction  d’une  grande  aile  côté
                   1826, un grand bal fut organisé en leur honneur.   Lausanne.
                   En  1857  la  villa  sera  louée  par  la  Grande-
                   duchesse Maria Nikolaïevna (1819-1876, fille de
                                                          Ce très bref historique des propriétés bâties de la SDN et des Nations
                                                          Unies est extrait d’un nouvel ouvrage en cours qui devait être la suite
                      Voir article dans DIVA N° 3-202  « George Sand   logique de celui consacré au Palais des Nations. Il devait être publié
                   et Franz Liszt à La Fenêtre ( 836). Léon Tolstoï au   par  l’ONUG,  malheureusement  la  crise  financière  que  traverse
                   Bocage  ( 857).  Jumelage  des  maisons  Sand  et   l’Organisation depuis ces dernières années ne le permettra plus. Il est
                   Tolstoï (20 6) », Jean-Claude Pallas (p. 46 à 5 ).  donc probable qu’il ne verra jamais le jour.


                   w w w. d i va i n t e r n at i o n a l . c h
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