Page 199 - Constant, Alphonse-Louis (1810-1875). Dogme et rituel de la haute magie (Nouv. éd.) par Eliphas Lévy. 1930.
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<9Ô DOGME DE LA HAUTE MAGÏË.
dans nosfaiblesses, et nous tententmoins pour nous
perdre qué pour se faire des amis.
Ce livre des consciences, qui, suivant le dogme
chrétien, doit être manifesté au dernier jour, n'est
autre que la lumière astrale dans laquelle se con-
servent les impressions de tous les verbes, c'est-
à-dire de toutes les actions et de toutes les formes.
Nosactes modifient notre fesptf magnétiquede telle
sorte qu'un voyantpeut dire, en s'approchant d'une
personne pour la première fois, si cette personne
est innocente ou coupable, et quels sont ses ver-
tùs ou ses crimes. Cette faculté, qui appartient a
la divination, était appelée par les mystiques chré-
tiens de la primitive Eglise le discernement des
esprits.
Les personnes qui renoncent à l'empire de la
raison et qui aiment à égarer leur volontéà la pour-
suite des reflets de la lumière astrale sont sujettes
à des alternatives de fureur et de tristesse qui ont
fait imaginer toutes les merveilles de la possession
du démon il est vrai qu'au moyen de ces reflets,
les esprits impurs peuvent agir sur de pareilles
âmes, s'en faire des instruments dociles et s'habi-
tuer même à tourmenter leur organisme, dans
lequel ils viennent résider par a