Page 88 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
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temps, le guéridon tomba, le lit fut traîné sur le
parquet, des chaises placées dans les coins et
hors de notre portée furent renversées et traînées
à travers la chambre. Tout cela eut lieu en même
temps et avec un fracas épouvantable. J'allumai
et tout cessa. Les chaises, le guéridon, le tabou-
ret du piano étaient renversés.,, le médium était
assis sur le canapé entre M. R. et moi et je ne
le sentis pas bouger.
M. Mac-Nab a toujours à la main une boîte d'al-
lumettes-bougies et allume brusquement quand
il lui plaît,
« Dans presque toutes les séances, dit-il
encore, le guéridon s'enlève au plafond et y reste
suspendu en l'air assez longtemps. Il est cons-
truitassezsommairement, de sorte qu'au moindre
'mouvement, il craque au-dessus de nos têtes.
Une fois, il s'éleva et nous entendions rouler
dessus un crayon que nous y avions mis. Il est
garni d'une galerie qui l'empêchait de tomber.
Étant arrivé au plafond juste au-dessus de ma
tête, il y resta plusieurs minutes et le crayon
commença à écrire au plafond ces mots que nous
lûmes après avoir allumé : La mort... Ils y sont
enbore. »
Lévitation. — M. Mac Nab a vu fréquemment
le médium s'élever au-dessus de la terre.
Voici une de ses expériences :
« J'étendis par terre, dit-il, un carré d'une
étoffe très peu solide^ qu'on appelle andrinople.
Au milieu nous mîmes une chaise et nous fîmes