Page 88 - Lermina, Jules (1839-1915). Science occulte, magie pratique, révélation des mystères de la vie et de la mort. 1890.
P. 88

74             MAGIE PRATIQUE

            temps,  le  guéridon tomba,  le lit fut traîné sur le
            parquet,  des chaises  placées  dans les coins et
            hors de notre  portée  furent renversées et traînées
            à travers la chambre. Tout cela eut lieu en même
            temps  et avec un fracas  épouvantable.  J'allumai
            et tout cessa. Les chaises, le  guéridon,  le tabou-
            ret du  piano  étaient renversés.,,  le médium était
            assis sur le  canapé  entre M. R. et moi et  je  ne
            le sentis  pas bouger.
              M. Mac-Nab a  toujours  à la main une boîte d'al-
            lumettes-bougies  et allume  brusquement  quand
            il lui  plaît,
              « Dans   presque  toutes  les  séances,  dit-il
            encore,  le  guéridon  s'enlève au  plafond  et  y  reste
            suspendu  en l'air assez  longtemps.  Il est cons-
            truitassezsommairement,  de sorte  qu'au  moindre
            'mouvement,  il  craque  au-dessus  de nos têtes.
            Une fois,  il s'éleva et nous entendions  rouler
            dessus un  crayon que  nous  y  avions mis. Il est
            garni  d'une  galerie qui l'empêchait  de tomber.
            Étant arrivé au  plafond juste  au-dessus de ma
            tête,  il  y  resta  plusieurs  minutes et le  crayon
            commença  à écrire au  plafond  ces mots  que  nous
            lûmes  après  avoir allumé : La mort... Ils  y  sont
            enbore. »
              Lévitation.  —  M. Mac Nab a vu fréquemment
            le médium s'élever au-dessus de la terre.
              Voici une de ses  expériences  :
              « J'étendis  par terre,  dit-il,  un carré d'une
            étoffe très  peu solide^ qu'on appelle andrinople.
            Au milieu nous mîmes une chaise et nous fîmes
   83   84   85   86   87   88   89   90   91   92   93