Page 47 - Essais de sciences maudites / par Stanislas de Guaita. 1890-1920.
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temples d'Étrurie que les nations circonvoi-
sines imposèrent à Rome naissante. Plus tard,
Julien le philosophe (360-363) figure aussi comme
adepte dans les fastes de l'Empire; mais Mg
Constantinople, proclamé César par les Gaulois
de Lutèce (360), il est aussi peu romain que pos-
sible. Tels se nombrent à deux les souverains
initiés de la ville éternelle à son début, un roi,
Numa Pompilius Julien le Sage, un empereur,
vers son déclin. Entre les deux: la guerre civile, le
brigandage et l'arbitraire.
Ces Gaulois, que Rome flétrit du nom de bar-
bares, sont des peuples plus vraiment libres et ci-
vilisés. Leurs druides, héritiers directs des hiéro-
phantes occitaniens de la théocratie du Bélier, en
perpétuent la tradition et se transmettent régulière-
ment le dépôt de la science sacrée. Quelques pres-
criptions de leur rituel sont interprétées il est
vrai dans un sens anthropomorphe, erroné;
mais l'intelligence du dogme semble s'être intégra-
lement conservée chez ces prêtres, éloignés cepen-
dant des grands centres de civilisation et d'ortho-
doxie. Néanmoins, en Gaule comme ailleurs, la
Goétie recrute ses vestales sacrilèges. La Goétie
est de tous les temps, comme de tous les pays.
Sous les premiers rois de France, enchanteurs
Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juifs, page 738.